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Politique

Affaire Benalla : le porte-parole du gouvernement sous-entend qu'Emmanuel Macron n'ira pas à la commission d'enquête

mercredi 25 juillet 2018 à 15:40 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Paris et France Bleu

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a laissé entendre, ce mercredi à l'issue du Conseil des ministres, qu'Emmanuel Macron ne se rendrait pas devant la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Benalla. Il a aussi indiqué que "toutes les leçons" de cette affaire seraient tirées.

Benjamin Griveaux, à la sortie du Conseil des ministres ce mercredi.
Benjamin Griveaux, à la sortie du Conseil des ministres ce mercredi. © AFP - Ludovic MARIN

Lors du traditionnel point presse à la suite du Conseil des ministres ce mercredi,  Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a laissé entendre que le président de la République n'irait pas à la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Benalla.

Répondant à un journaliste qui lui demandait si Emmanuel Macron allait être auditionné, Benjamin Griveaux a répondu : "Il reste le maître des horloges. Il n'a pas à répondre aux convocations des uns et des autres. Il s'exprime lorsqu'il le souhaite, dans le format qu'il souhaite". Plusieurs membres de l'opposition ont demandé, notamment après les déclarations d'Emmanuel Macron mardi soir, à ce que le chef de l'Etat soit auditionné par la commission d'enquête parlementaire.

"Pas l'esprit de la Ve République" pour Benjamin Griveaux 

"Nous sommes sous la Ve République et dans la Ve République, il y a une séparation des pouvoirs," a affirmé le porte-parole du gouvernement. "Les mêmes qui ne voulaient pas assister à l'intervention du président de la République au Congrès, considérant que c'était une immixtion scandaleuse du pouvoir exécutif au Parlement, les mêmes, quinze jours plus tard, veulent convoquer le président de la République dans une commission d'enquête parlementaire", a-t-il ajouté. "Il faut retrouver le chemin de nos institutions. Ça n'est pas l'esprit de la Ve République."

Le discours de mardi soir, un "huis clos somme toute ouvert"

Interrogé par ailleurs sur une éventuelle intervention présidentielle "devant le peuple", Benjamin  Griveaux a évoqué un "huis clos somme toute ouvert" pour qualifier le discours du président mardi soir devant des élus et plusieurs membres du gouvernement réunis à Paris. Les propos ont été largement rapportés et les Français ont "su entendre les mots que le président a employés devant les parlementaires de la majorité", a-t-il assuré. 

Les leçons de l'affaire Benalla "seront tirées à la rentrée"

"Toutes les leçons" de l'affaire Benalla seront "tirées à la rentrée" et "des changements profonds interviendront", a déclaré le porte-parole de l'Elysée. Ces leçons seront tirées "une fois que les dysfonctionnements auront été clairement établis", notamment par le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler, chargé de cette mission par le président, a-t-il ajouté.

La sécurité autour du Président sans doute réorganisée 

Ces changements ne s'arrêteront "pas aux portes de l'Elysée", selon lui. "Il faudra tirer les conséquences de cette affaire pour avoir une organisation plus forte mais également plus transparente", a précisé Benjamin  Griveaux. "Les faits récents sont la responsabilité d'individus mais les procédures collectives de contrôle ont été défaillantes. Il faudra y remédier". Le porte-parole a également précisé qu'"une réorganisation des forces de sécurité (de la présidence) semble nécessaire".

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