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Politique

Affaire Benalla : le Premier ministre dénonce une "récupération politique", les travaux à l'Assemblée paralysés

vendredi 20 juillet 2018 à 18:54 - Mis à jour le samedi 21 juillet 2018 à 9:15 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Paris, France Bleu Drôme Ardèche et France Bleu

Le comportement d'Alexandre Benalla, ce collaborateur d'Emmanuel Macron vu en train de frapper des manifestants sur une vidéo, est "inacceptable", a jugé ce vendredi le Premier ministre. Édouard Philippe dénonce aussi l'obstruction parlementaire, alors que l'affaire paralyse le débat à l'Assemblée.

Alexandre Benalla avec Emmanuel Macron au Touquet, en juin 2017.
Alexandre Benalla avec Emmanuel Macron au Touquet, en juin 2017. © AFP - Philippe HUGUEN

Alors qu'Alexandre Benalla a été placé en garde à vue ce vendredi après avoir été identifié en train de frapper des manifestants le premier mai dans plusieurs vidéos, l'affaire empoisonne l’exécutif. Ni policier, ni gendarme, le comportement de ce proche collaborateur d'Emmanuel Macron a suscité l'indignation et paralyse les travaux du Parlement.

Édouard Philippe dénonce "des faits inacceptables"

Présent à Valence ce vendredi pour suivre l'étape du Tour de France, le premier ministre Édouard Philippe a été interrogé sur le sujet. "Les faits qui se sont déroulés le 1er-Mai en marge de la manifestation ont donné lieu à un comportement inacceptable de la part d'un chargé de mission à l'Elysée, qui devait être sanctionné et qui a d'ailleurs été immédiatement sanctionné par l'Elysée", a-t-il déclaré.

Il appartiendra à chacune des instances d'apporter les réponses aux questions que se posent les Français" - Édouard Philippe

"Les faits nouveaux, apparus ce jeudi, ont conduit l'Elysée à engager la procédure de licenciement de ce chargé de mission. C'est très bien ainsi et l'ensemble des procédures sont évidemment respectées", a poursuivi le Premier ministre. "J'observe que l'IGPN, soit le pouvoir exécutif, la justice - par l'intermédiaire d'une enquête préliminaire engagée par le procureur de Paris - les commissions d'enquête au Parlement, se sont également - et à juste titre - saisies de ces faits. Il appartiendra donc à chacune de ces instances d'apporter les réponses aux questions que se posent les Français. Ce seront des réponses claires, transparentes, nous y veillerons."

Le Premier ministre s'expliquera à l'Assemblée 

Édouard Philippe en a aussi appelé à la "responsabilité" face à "l'obstruction parlementaire" et à la "récupération politique" de l'affaire Benalla, alors que des parlementaires de tous les groupes d'opposition réclament sa venue à l'Assemblée nationale pour s'expliquer. "J'aurai l'occasion de m'expliquer à l'Assemblée, au moment des questions au gouvernement qui auront lieu mardi prochain ou avant, dès lors que dans le cadre des procédures normales, on me demandera de m'exprimer", a également indiqué Édouard Philippe.

Prenons tous ensemble le sens de nos responsabilités" - Édouard Philippe 

"Pour ceux qui, au delà d'attendre les réponses, utilisent ces événements et ces questions à des fins soit d'obstruction parlementaire, soit d'exploitation politique, je leur dis: 'prenons tous ensemble le sens de nos responsabilités'", a déclaré le Premier ministre à la presse. "Je suis certain qu'avec du sang-froid, avec le souci de la précision, l'ensemble des questions trouveront leurs réponses", a-t-il dit.

Les débats à l'Assemblée paralysés 

A l'Assemblée nationale, les débats sur le projet de loi constitutionnelle n'ont pas pu se tenir depuis jeudi. Depuis la reprise des débats vendredi matin, il n'y a eu que des rappels au règlement et des suspensions de séance. Le débat est paralysé par les interventions sur l'affaire Benalla. En plus des appels demandant au Premier ministre et au ministre de l'Intérieur de s'exprimer immédiatement sur l'affaire, la commission d'enquête n'a pas pu commencer ses travaux. 

Le bureau de la commission des Lois, dotée de pouvoirs d'enquête pour l'affaire Benalla, a échoué vendredi soir à se mettre d'accord sur un programme d'auditions. Lors de ce bureau, la majorité a proposé que Gérard Collomb soit entendu lundi matin, après un week-end consacré comme prévu au débat sur le projet de loi constitutionnel, alors que les oppositions ont exigé que le ministre de l'Intérieur soit entendu dès ce samedi matin.

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