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Politique

Affaire Benalla - "Président acculé", "dérive monarchique" : pour l'opposition, Emmanuel Macron peine à se justifier

jeudi 26 juillet 2018 à 11:21 - Mis à jour le jeudi 26 juillet 2018 à 11:41 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Paris, France Bleu Béarn et France Bleu

Lors d'un entretien vidéo exclusif pour France Bleu, Emmanuel Macron a affirmé mercredi soir que "l'Elysée n'a jamais caché la faute" dans l'affaire Benalla. Il a aussi affirmé ne pas regretter d'avoir embauché Alexandre Benalla. Des déclarations fustigées par l'opposition de gauche et de droite.

Emmanuel Macron avec Alexandre Benalla, en 2017.
Emmanuel Macron avec Alexandre Benalla, en 2017. © Maxppp - CHRISTOPHE PETIT TESSON

Lors d'un entretien vidéo exclusif pour France Bleu Béarn, Emmanuel Macron a affirmé mercredi soir à Bagnères-de-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées, que "l'Elysée n'a jamais caché la faute" dans l'affaire Benalla. 

"Est-ce que l'Elysée a commis une erreur dans cette affaire ? Non", a affirmé le Président. "Il y a un individu qui a fait quelque chose de grave le 1er mai, il a été sanctionné. S'il y a une responsabilité, c'est de l'avoir embauché, et c'est moi qui l'ai embauché. Est-ce que je le regrette ? Non, parce que je trouve que c’est bien que quelqu'un comme ça ait pu avoir sa chance dans les équipes de l’Élysée, il a apporté beaucoup. Mais manifestement j'ai aussi fait une erreur en faisant ça", a aussi expliqué le Président. 

Une "tempête dans un verre d'eau" pour Macron

"J'ai dit ce que j'avais à dire, c'est-à-dire que je crois que c'est une tempête dans un verre d'eau", a déclaré le chef de l'Etat à l'AFP ce jeudi. "Et pour beaucoup, c'est une tempête sous un crâne", a-t-il ajouté.

Pour Marine Le Pen, Macron "revendique ses erreurs" 

Une déclaration qui ulcère Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national (ex-Front national). "M. Macron ne regrette pas ses erreurs, il les revendique avec une morgue ahurissante", a-t-elle déclaré sur Twitter. 

Pour Gérard Larcher, Emmanuel Macron "doit des comptes" aux Français 

Le président Les Républicains du Sénat Gérard Larcher estime, lui, que les Français sont "préoccupés" par l'affaire Benalla et qu'"il appartient au président (de leur) répondre". Sur RTL, Gérard Larcher a estimé que c'est la "conception de l'exercice du pouvoir très solitaire" du président de la République qui "l'amène à ce type de propos". "Moi je pense qu'il doit des comptes aux Français", a-t-il insisté.

Christian Jacob dénonce "une dérive monarchique" 

Mercredi soir lors d'un bain de foule, Emmanuel Macron a également déclaré que l'affaire Benalla n'est pas un sujet "dont les français parlent". Le chef de file des députés Les Républicains Christian Jacob a dénoncé, sur franceinfo ce jeudi, "une dérive monarchique" d'Emmanuel Macron

Dire que cette affaire "n'intéresse pas les Français, c'est vraiment se moquer des gens", a affirmé Christian Jacob. "On est en face d'une affaire très grave, le président de la République doit s'expliquer, il doit s'expliquer face aux Français, il ne doit pas le faire avec morgue, avec provocation comme il a pu le faire jusque-là", a-t-il poursuivi. "C'est une intervention solennelle qui doit être faite".

Pour Christian Jacob, "il y a une dérive monarchique à la tête de l'Etat". "Le président de la République n'est pas à la tête d'une entreprise privée sur ses fonds propres dont il pourrait disposer comme il veut, il est président de la République de la 5e puissance du monde".

Un "président acculé" pour le socialiste Olivier Faure

Pour le patron du PS Olivier Faure, Emmanuel Macron "a repris l'initiative, mais n'a pas repris la main" face à des oppositions remontées comme jamais depuis le début du quinquennat: "C'est un président acculé, qui n'a pas d'autre choix que d'admettre de lui-même, avant que la commission d'enquête lui fasse admettre, que tout remonte à l'Elysée" dans cette affaire.

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