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Politique

Affaire Benalla : l’opposition dénonce le "bras d'honneur" de Macron, la majorité estime qu'il "assume"

mercredi 25 juillet 2018 à 8:55 - Mis à jour le mercredi 25 juillet 2018 à 15:28 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Paris et France Bleu

Emmanuel Macron a assumé la responsabilité de l'affaire Benalla en s'adressant aux députés de la majorité mardi soir. Ses troupes saluent un discours "bienvenu", les oppositions demandent à ce qu'il s'exprime devant tous les Français et soit entendu par la commission d’enquête.

Emmanuel Macron et Alexandre Benalla en mars 2017, au salon de l'agriculture.
Emmanuel Macron et Alexandre Benalla en mars 2017, au salon de l'agriculture. © Maxppp - CHRISTOPHE PETIT TESSON

Mardi soir, Emmanuel Macron a assumé la responsabilité de l'Affaire Benalla devant les députés de la majorité. "Le seul responsable de cette affaire, c'est moi et moi seul", a-t-il déclaré devant ses troupes. 

Les socialistes demandent à Macron de parler à la commission d'enquête

Lors de sa prise de parole, le président a aussi évoqué son sentiment de "déception" et de "trahison" après les actes d'Alexandre Benalla. "Si tel est le cas pourquoi avoir attendu la semaine dernière pour le licencier ? Pourquoi l'avoir dans les faits maintenu dans ses fonctions ? Pourquoi l'avoir couvert ? Le storytelling ne fonctionne plus...", a fustigé sur Twitter le premier secrétaire du PS Olivier Faure, pour lequel "le vrai courage c'est de prendre ses responsabilités avant que la presse ne révèle le scandale".

Invitée de franceinfo ce mercredi, la présidente du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée nationale, Valérie Rabault, a annoncé qu'elle allait demander à la commission d'enquête sur l'affaire Benalla "d'inviter" Emmanuel Macron "à s'exprimer devant elle". "Je n'y étais pas forcément favorable, parce que je pense qu'il faut un respect strict de la séparation des pouvoirs, mais puisque le président de la République a l'air de vouloir s'exprimer, je ferai la demande que la commission d'enquête puisse inviter le président de la République à venir s'exprimer", a expliqué Valérie Rabault.

Un "bras d'honneur" pour Bruno Retailleau 

Invité sur France 2 ce mercredi matin, Bruno Retailleau a déclaré : "C'est une sorte de bras d'honneur qu'il a fait hier soir, un bras d'honneur vis-à-vis de l'opposition quand il dit 'qu'ils viennent me chercher', un bras d'honneur vis-à-vis des journalistes, de la presse, un bras d'honneur vis-à-vis des Français parce que, en réalité, il devait s'exprimer non pas devant sa cour, non pas en entre-soi et ne devait pas en réserver la primeur seulement aux siens", a déclaré sur France 2 le chef de file des sénateurs Les Républicains.

Emmanuel Macron "doit toujours parler aux Français", a-t-on cinglé dans l'entourage du patron des Républicains (LR) Laurent Wauquiez. Le président LR du Sénat Gérard Larcher dénonce, lui, "un peu d'amateurisme et de panique" dans la gestion de l'affaire Benalla par l'Élysée, et demande lui aussi à Emmanuel Macron de "s'exprimer devant les Français". "J'aurais préféré qu'il s'adresse à la France et aux Français. Ce n'est pas devant les députés LREM, dans l'entre-soi, que le président de la République doit parler, mais devant les Français dont il tire sa légitimité", a-t-il expliqué dans un entretien au Figaro.

Un président "pas très fair-play" pour Marine Le Pen

"Qu'ils viennent me chercher" : pas très fair play quand la Constitution (ce que nous ne contestons pas) le protège précisément de toute obligation de rendre des comptes", a tweeté pour sa part la présidente du Rassemblement National (RN, ex-FN), Marine Le Pen.

La France insoumise dénonce également un "bras d'honneur" 

Le député La France insoumise Alexis Corbière adopte la même expression mais demande, lui, que le président vienne devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale. ""Qu'ils viennent me chercher', dit le président devant son cercle de députés fidèles. Il ne viendra donc pas de sa propre volonté s'expliquer ? C'est un bras d'honneur au Parlement et au Peuple !" a-t-il déclaré sur Twitter.

La majorité LREM salue un président "qui assume" 

De leur côté, des députés LREM ont salué un discours "bienvenu" d'un président de la République qui "assume".

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