Politique

Affaire des assistants parlementaires : Marine Le Pen a refusé d'être entendue par la police

Par Marina Cabiten, France Bleu vendredi 24 février 2017 à 10:47 Mis à jour le vendredi 24 février 2017 à 16:19

Marine Le Pen au parlement européen
Marine Le Pen au parlement européen © AFP - FREDERICK FLORIN

La présidente du Front national Marine Le Pen était convoquée mercredi pour être entendue par les enquêteurs dans l'affaire des assistants d'eurodéputés de son mouvement. Mais elle a refusé de s'y rendre, a révélé le journal Le Monde.

Marine Le Pen a refusé de se rendre mercredi à une convocation de la police dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen, a révélé le journal Le Monde. Une information confirmée par son avocat.

Pas d'audition avant les élections pour la candidate Le Pen

La dirigeante du parti d'extrême droite était convoquée à Nanterre pour être entendue en audition libre à l'Office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff), a précisé son avocat, Me Rodolphe Bosselut. "Elle considère que le risque c'est l'instrumentalisation de la justice durant la campagne électorale", a-t-il ajouté. "Elle se rendra à toute convocation après les élections", a-t-il assuré, refusant de préciser s'il parlait des élections présidentielles ou législatives.

"Lorsqu'on prétend aux plus hautes responsabilités, on ne peut se placer au-dessus des lois de la République", a réagi dans l'après-midi le Premier ministre Bernard Cazeneuve. "Le respect de l'autorité de l'Etat et des institutions commence par cela".

Le même jour que sa cheffe de cabinet mise en examen

Comme l'a également révélé Le Monde, la candidate à la présidentielle était convoquée , le même jour que sa cheffe de cabinet Catherine Griset, qui a elle été placée en garde à vue avant d'être mise en examen pour recel d'abus de confiance. Le garde du corps de Marine Le Pen, Thierry Légier, a aussi été placé en garde à vue mercredi mais il est ressorti sans mise en examen.

Les juges d'instruction cherchent à déterminer si le Front national a mis en place un système pour que le Parlement européen prenne en charge, via des contrats d'assistants parlementaires, des salaires de cadres ou d'employés du parti en France. Les cas des deux assistants frontistes, salariés en 2011 pour Thierry Légier, et de 2010 à 2016 pour Catherine Griset, ne sont pas les seuls visés par les juges d'instruction, mais le Parlement européen les considère suffisamment établis pour avoir réclamé à Marine Le Pen un total de 339.946 euros de salaires qu'il considère indûment versés.