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Politique

Affaire Fillon : pour l'avocat grenoblois Jean-Luc Médina, l'équipe Fillon a "provoqué les juges"

vendredi 3 mars 2017 à 11:09 Par Octavie Couchard et Nicolas Crozel, France Bleu Isère

Mercredi, François Fillon a mis en cause les juges et l'indépendance de la justice, avec des propos qui ont ému jusque dans son propre camp. L'ancien bâtonnier et avocat à Grenoble, Jean-Luc Médina dénonce cette stratégie de défense.

François Fillon lors de sa déclaration à la presse le mercredi 1er mars
François Fillon lors de sa déclaration à la presse le mercredi 1er mars © Maxppp -

Grenoble, France

Dès la sortie de l'affaire dans la presse, François Fillon avait rapidement réagi : il avait demandé à être entendu "au plus vite" pour ne pas polluer la campagne présidentielle. "C'est la première erreur d'analyse, au départ l'équipe Fillon imaginait un classement sans suite", explique Jean-Luc Médina.

S'en est suivi un changement de ton dans la stratégie de campagne de François Fillon. "Dès les premiers interrogatoires, les équipes du candidat de la droite se sont rendus compte que le dossier était plus compliqué que prévu". Pour l'avocat grenoblois, les choses ont dérapé lorsque que l'équipe a décidé de dénier la compétence du parquet national financier. "Le procureur a répondu, qu'eil etait compétent et qu'il n'envisageait pas en l'état, de classement sans suite" rappelle l'avovcat qui poursuit "La défense de François Fillon, au lieu de prendre attache avec le procureur pour trouver une autre solution, a choisi de publier un communiqué pour démonter (sic) la décision de la justice et interpréter cette décision a l'envers". Selon Jean-Luc Médina, c'est une "provocation" face à laquelle, pour se protéger que le parquet national financier n'a pas eu d'autre solution que d'ouvrir une information judiciaire avec la nomination de trois juges indépendants pour mener l'instruction.

Le candidat "Les Républicains" parle de complot, mais la thèse ne tient pas pour Jean-Luc Médina : "si quatre juges, un du parquet et trois du siège, avec des voies de recours, ont décidé que l'enquête devait conduire à des auditions en vue de mises en examen c'est qu'ils ont des éléments, on ne peut pas parler d'un assassinat politique". Pour Jean Luc Médina, L'équipe Fillon aurait du tenter de négocier un aménagement du calendrier judiciaire au lieu de jouer la carte de la confrontation directe avec les magistrats.

Dimanche, une manifestation pour soutenir le candidat est organisé à Paris pour dénoncer la situation. François Fillon devrait s'exprimer sur la place du Trocadéro. "C'est ridicule de faire pression sur la justice par la rue", estime Jean-Luc Médina, "personne ne peut dire aujourd'hui qu'elle sera la fin de ce dossier judiciaire" conclu-t-il. Or le calendrier de la justice n'est pas celui de la politique.