Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Violences sur des manifestants le 1er mai : ce que l'on sait de l'affaire Alexandre Benalla

vendredi 20 juillet 2018 à 10:40 - Mis à jour le samedi 21 juillet 2018 à 9:06 Par Germain Arrigoni, France Bleu Paris et France Bleu

Alexandre Benalla a été placé en garde à vue vendredi matin pour "violences en réunion" et "usurpation de fonctions" lors du 1er mai où il a été filmé en train de malmener des manifestants. De son côté, l'Elysée a annoncé le "licenciement" de ce collaborateur. Trois policiers ont été suspendus.

Alexandre Benalla, collaborateur de l'Elysée
Alexandre Benalla, collaborateur de l'Elysée © Maxppp -

Ce collaborateur d'Emmanuel Macron est en garde à vue. Alexandre Benalla est entendu depuis ce vendredi matin, à 10h, au siège de la police judiciaire de Paris, au 36, rue du Bastion, dans le 17e arrondissement.

Ce chargé de mission, responsable de sécurité, est l'objet d'une enquête préliminaire pour violences par personne chargée d'une mission de service, usurpation de fonctions, et usurpation de signes réservés à l'autorité publique, ouverte jeudi, au lendemain de la diffusion d'une vidéo le montrant en train de frapper un manifestant, en marge du défilé du 1er mai.

Une nouvelle vidéo a été dévoilée ce jeudi soir sur Twitter où l'on voit en contrechamp de la vidéo initiale du collaborateur d’Emmanuel Macron s'en prendre à un manifestant place de la Contrescarpe à Paris le 1er mai dernier.

Un agent d’accueil pour LREM placé en garde  vue, trois policiers suspendus

Vincent Crase, un gendarme réserviste et agent d'accueil pour LREM qui accompagnait les forces de l'ordre lors des manifestations du 1er mai en compagnie d'Alexandre Benalla, a également été placé en garde à vue vendredi, a annoncé le parquet de Paris pour "violences en réunion par personne chargée d'une mission de service public" et "usurpation de fonction".

Trois policiers, appartenant tous à la Préfecture de police de Paris, ont par ailleurs été suspendus jeudi soir. Deux commissaires et un contrôleur général sont soupçonnés d’avoir copié des extraits d’images de caméras de vidéosurveillance, qui appartiennent à la préfecture de police de Paris et de les avoir transmis à Alexandre Benalla.

Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron qui a délivré une autorisation à Alexandre Benalla pour assister en tant qu’observateur à la manifestation parisienne du 1er mai, a été entendu jeudi soir comme témoin par les enquêteurs, a appris franceinfo de source proche du dossier.

L'Elysée engage "la procédure de licenciement"

La présidence de la République a "pris la décision d'engager la procédure de licenciement" d'Alexandre Benalla, pour des "faits nouveaux" concernant ce collaborateur de l'Elysée mis en cause après la diffusion de vidéos le montrant frappant un manifestant le 1er mai, a indiqué l'Elysée vendredi à l'AFP. 

"Il a été porté à la connaissance de la présidence de la République des faits nouveaux, qui sont constitutifs d'une faute commise, et qui font l'objet d'une procédure judiciaire", a indiqué l'Elysée, qui précise que M. Benalla "aurait été destinataire d'un document de la préfecture de police qu'il n'était pas autorisé à détenir", a-t-on précisé.

Gérard Collomb auditionné au Sénat mardi 

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sera auditionné au Sénat dès mardi sur cette affaire, a indiqué la commission des lois du Sénat ce vendredi. L'audition aura lieu à 17h45. La commission écoutera le ministre pour entendre "ses explications sur les conditions de la participation de M. Alexandre Benalla, alors chef adjoint du cabinet du Président de la République, aux opérations de maintien de l'ordre lors des manifestations du 1er mai à Paris, ainsi que sur la nature et le cadre institutionnel de la mission qu'il y assumait au nom de l'État en collaboration avec les forces de sécurité", indique le communiqué.

Gérard Collomb savait dès le 2 mai

Alors que l'Elysée fait face à un feu roulant de critiques, l'information a été remontée très vite après les faits. Le 2 mai, place Beauvau, le ministre de l'intérieur Gérard Collomb a été mis au courant, selon France Inter. 

Les services du ministère ont alors fait parvenir l'information à l'Elysée. Alexandre Benalla avait alors été mis à pied durant 15 jours. 

Emmanuel Macron n'a pas vu la vidéo au moment des faits 

D'après franceinfo, Emmanuel macron n'a pas vu la vidéo de l'agression des manifestants le 1er mai par au moment des faits. Alors que le chef de l'Etat était en déplacement en Australie, la vidéo lui a été sommairement décrite. Selon les informations recueillies par franceinfo, c'est Patrick Strzoda, son directeur de cabinet, qui a décidé de la sanction prise à l'encontre d'Alexandre Benalla, c'est-à dire d'une suspension de quinze jours.

  - Visactu
© Visactu