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Alain Anziani (PS) : "Il faudrait être fou pour prendre la présidence de Bordeaux Métropole sans accord"

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Par , France Bleu Gironde

Le maire réélu de Mérignac est le favori pour prendre la tête de la métropole bordelaise. Mais il ne dispose pas d'une majorité claire et doit composer avec la droite et surtout avec les écologistes. Il propose un projet pour rassembler toutes les communes.

Alain Anziani a présenté son projet pour la métropole bordelaise.
Alain Anziani a présenté son projet pour la métropole bordelaise. © Radio France - Yves Maugue

Les maires élus dimanche dernier vont entrer en fonction ces vendredi ou samedi selon les villes. Ce sera le cas demain matin pour l'écologiste Pierre Hurmic à Bordeaux après 73 ans de pouvoir de droite. Ensuite, l'enjeu ce sera la présidence de Bordeaux Métropole et son budget d'1,7 milliard. C'est là que se prennent les décisions les plus importantes. Et là, ça discute sévère. Car il n'y a pas de majorité claire. La gauche pourrait être majoritaire mais le PS et les Verts ne sont pas d'accord sur la manière de gérer la métropole. Pierre Hurmic refuse un accord de gestion avec la droite. Alain Anziani, le maire PS de Mérignac y est lui favorable. Et il espère rassembler tout le monde d'ici l'élection le 17 juillet. Il a présenté ce mercredi ses "propositions pour un contrat de coopération métropolitain" autour de cinq priorités : la transition écologique, la mobilité, le développement économique, un urbanisme repensé et le désenclavement de la rive droite. "Ça ne me semble pas si compliqué de se mettre d'accord autour de ce projet, estime-t-il. Je souhaite un e métropole audacieuse, pas une métropole pépère, qui ronronne. La bonne méthode consiste à mettre sur la table des idées. En fonction de l'accord que l'on pourra trouver, on pourra définir la gouvernance et celui qui doit l'incarner"

Vers un front gauche-droite pour contrer les écolos ?

Pour autant, la situation pourrait vite devenir assez surréaliste. Car les écologistes semblent fermer la porte à tout accord. Pierre Hurmic, auréolé de sa victoire historique à Bordeaux, claironne depuis lundi que la cogestion à la métropole, qui consiste à se mettre d'accord sur un projet pour les 6 ans à venir, est morte et enterrée. Le président sortant Patrick Bobet, juppéiste, se range pour sa part derrière le maire socialiste de Mérignac et souhaite maintenir ce système qui permet à toutes les communes d'être associées au travail en commun. Le problème, c'est que personne n'a véritablement le pouvoir pour imposer ses idées. Les écologistes ont gagné Bordeaux et conservé Bègles mais ils ne forment que le 3ème groupe à la métropole. Le PS et la droite peuvent s'unir et constituer une majorité mais l'affichage serait terrible d'un front gauche-droite pour contrer les écolos. C'est bien en raison de ce contexte qu'Alain Anziani est contraint de monter au créneau pour prôner le rassemblement. "Je n'ai pas d'adversaire, dit-il. Je n'ai que de futurs amis". Qu'il va quand même falloir convaincre que l'on peut mener une politique de rupture en se mettant d'accord sur un projet qui va des Républicains à la gauche du PS. Il reste deux semaines pour trouver une solution.

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