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Politique
Dossier : Les élections municipales sur France Bleu Isère

Alain Carignon va redevenir conseiller municipal de Grenoble avant même les élections

- Mis à jour le -
Par , , , France Bleu Isère

L'ancien maire de Grenoble entre 1983 et 1995, candidat aux municipales de 2020, va profiter de la démission de deux élues de droite pour faire son retour dans l'arène politique grenobloise dès le 16 décembre.

Alain Carignon dans le studio de France Bleu Isère - septembre 2019
Alain Carignon dans le studio de France Bleu Isère - septembre 2019 © Radio France - Nicolas Crozel

Grenoble, France

_"Il s'agit de confronter nos projets"déclare Alain Carignon à France Bleu Isère. "Eric Piolle_ annonce que, s'il est réélu, c'est la continuation ! La continuation, ça veut dire plus d'impôts, plus d'endettement pour Grenoble ? Ou ça veut dire, on sort de la crise avec d'autres solutions ? Voilà le débat que je voudrais engager, y compris devant le conseil municipal".

24 ans plus tard

24 ans après, le revoilà. Alain Carignon va retrouver un mandat à Grenoble, avant même les élections de mars prochain ! Dès le 16 décembre il siégera au sein de l'opposition municipale par un jeu de chaises musicales que permet la loi. 

Lorsqu'on lui demande ce qu'il ressent, Alain Carignon répond : "Ce qui est personnel, vraiment, par rapport aux besoins de Grenoble, ça n'a pas d'importance. Grenoble subit une crise considérable, puisque Le Figaro vient de révéler que c'est la première ville de France pour l'endettement... avec des services qui sont de plus en plus réduits et un patrimoine qui s'effondre. La question qui se pose à la ville c'est : comment va-t-elle sortir de la crise ? "

Présent comme co-listier, mais pas élu en 2014

L'ancien maire de Grenoble (1983-1995) figurait en 9e position sur la liste de droite conduite en 2014 par Matthieu Chamussy. Une liste, qui compte tenu de son score, n'avait obtenu que sept sièges en 2014. Pour pouvoir siéger Alain Carignon devait compter sur deux démissions. Comme le révèle notre consœur Eve Moulinier, du Dauphiné Libéré, ces deux démissions sont devenues réalité. Pourtant ces deux femmes avaient refusé plusieurs fois de céder leurs places à Alain Carignon, lorsqu'il les avait sollicitées en début de mandat.

Nathalie Béranger et Brigitte Boer laissent leurs places

Nathalie Béranger, numéro deux de la fédération LR de l’Isère annonce du même coup, qu'elle rejoint Alain Carignon et le soutient pour les prochaines élections. Et enfonce le clou. Elle démissionne sur le champ, la suivante sur la liste Brigitte Boer, présentée comme une proche d'Alain Carignon, fait de même. Le champ est donc libre pour un retour de l'ancien maire dans l'enceinte municipale, dès le 16 décembre qui sera consacrée au vote du  budget pour 2020.

Alain Carignon poursuit : "c'est la question clé pour Grenoble ! Ou on continue dans la crise, ou on propose des solutions. C'est le débat que nous engageons avec les Grenoblois, pour que la ville retrouve son attractivité, sa propreté, sa sécurité".

Alain Carignon répond à France Bleu Isère

Qu'en pensent les autres élus de droite ?

Reste à connaître les réactions des autres élus de l'intergroupe de droite au conseil municipal au sein duquel siègent deux personnalités notoirement "anti Carignon" par le passé : Richard Cazenave qui avait pris sa suite à l'Assemblée nationale de 1995 à 2007, et Matthieu Chamussy, actuel chef de file de l'opposition et ancien numéro un, en 2014 , d'une liste où Alain Carignon était en 9e position. Une liste qui avait recueillie le score le plus bas de toute l'histoire politique de la droite à Grenoble.  Mathieu Chamussy prévoit de réagir samedi 23 novembre.

La réaction des autres candidats

La député LREM Emilie Chalas estime mercredi soir dans un communiqué qu'avec ce choix, Nathalie Béranger "fait le jeu d'Eric Piolle. Elle a choisi de vendre son âme en échange d'une place sur la liste d'Alain Carignon. Depuis le début de la campagne, Eric Piolle n'a de cesse que de polariser le débat autour d'un pseudo combat avec Alain Carignon, s'érigeant en rempart contre le retour d'un élu condamné pour corruption. [...] Chacun sait que la sociologie politique de la ville rend improbable voire impossible son retour au pouvoir.[...]"

"Chacun sait que la sociologie politique de la ville rend improbable voire impossible son retour au pouvoir" - Emilie Chalas

La liste conduite par Eric Piolle, Grenoble en commun, réagit aussi, dans un communiqué : "[...]Ce retour n'est pas un événement comme un autre. [...] Il est essentiel de rappeler qu'Alain Carignon a bénéficié d'importants avantages matériels. [...] Nous alertons simplement sur le fait que sa réinsertion ait lieu au milieu des Grenoblois, les premières victimes de ses pratiques corruptives. [...]"

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