Politique

Le maire de Vesoul lance un nouveau mouvement "La France audacieuse" mais le nom est déjà pris par une autre institution

Par Marion Streicher, France Bleu Besançon lundi 9 octobre 2017 à 10:48

Alain Chrétien veut faire entendre la voix des maires à Paris
Alain Chrétien veut faire entendre la voix des maires à Paris © Maxppp - /

Alain Chrétien, maire Les Républicains de Vesoul, lance un nouveau parti : "la France audacieuse". Il veut faire entendre la voix des élus locaux. Ils sont une centaine de maires de la droite et du centre à participer au lancement de ce mouvement. Seul "hic", le nom est déjà pris par d'autres!

"La vieille droite et la vieille gauche c'est terminé !" Pour Alain Chrétien, le maire de Vesoul il est temps de faire émerger des idées neuves. Il a donc créé avec plusieurs dizaines d'autres élus de droite et du centre, dont Christian Estrosi, "La France audacieuse". Une nécessité pour Alain Chrétien car, depuis la fin du cumul des mandats, il n'y a plus d'élus locaux représentés à Paris, à l'Assemblée. "La France audacieuse va rassembler des élus de terrain qui ont des valeurs à défendre des choses à dire" explique Alain Chrétien. Le maire de Vesoul a toujours sa carte aux Républicains mais il n'est pas certain de la reprendre l'an prochain.

Pour son nouveau mouvement "La France audacieuse", Alain Chrétien revendique les valeurs de droite et du centre, mais il précise que n'importe qui pourra rentrer dans le mouvement s'il veut défendre des idées, il n'y aura pas de sectarisme. Reste que ce nouveau mouvement ne durera peut être pas à en croire le maire de Vesoul : "Nous sommes dans une phase de recomposition complète de la politique. Peut être que, dans six mois, ce sera encore différent."

"la vieille droite et la vieille gauche c'est terminé"

Problème : "La France audacieuse" existe déjà

C'est un détail qui aura échappé à Alain Chrétien ainsi qu'aux autres élus qui ont fondé le mouvement "la France audacieuse", le nom du bébé existe déjà. "La France audacieuse" est un "think tank", autrement dit un laboratoire d'idées qui rassemble des experts, des chercheurs. Une institution privée qui n'a que moyennement apprécié le plagiat et qui lance d'ailleurs, via son compte Facebook, une riposte :