Politique

Alain Juppé en campagne pour la primaire : qui va garder la maison Bordeaux ?

Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde et France Bleu mardi 5 janvier 2016 à 6:00

La mairie de Bordeaux
La mairie de Bordeaux © Radio France

Alain Juppé est omniprésent médiatiquement en ce début d'année 2016. Il accélère sa campagne pour la primaire de la droite et du centre avant la présidentielle de 2017. Une rentrée tambour battant, au détriment de sa fonction de maire de Bordeaux ?

Après avoir longuement répondu au JDD puis au journal de 20h de France 2 ce lundi, et avant la publication mercredi de son deuxième livre programme "Pour un Etat fort", Alain Juppé inaugure son nouveau QG de campagne à Paris ce mardi. Le maire de Bordeaux a onze mois pour convaincre, jusqu'au 20 et 27 novembre, dates de la primaire de la droite et du centre. Comment va-t-il s'organiser entre sa fonction de maire et ses ambitions présidentielles ? Les deux fronts sont-ils compatibles ? Oui répondent ses adjoints. L'opposition PS s'interroge : qui va prendre le relais ?

Il ne sera absent qu'une demi-journée de plus par semaine assure la mairie de Bordeaux

Son entrée en fanfare dans l'année 2016 et dans la campagne de la primaire, ne changera rien au fonctionnement d'Alain Juppé et de son équipe municipale, explique l'un de ses adjoints Nicolas Florian. "Il a des adjoints autour de lui qui se réunissent une fois par semaine, et puis, on peut se téléphoner. En plus, on a renforcé la proximité avec les maires adjoints de quartiers". Selon Nicolas Florian, son emploi du temps l'amènera toujours au moins trois jours par semaine à Bordeaux, même avec le rythme de la campagne qui va s'accélérer au fil des mois. "C'est rôdé. Il n'y a pas de véritable révolution".

Des tensions au sein de la majorité municipale selon l'opposition PS

"Plus ça va aller cette année, et moins il sera là, alors qui va prendre le relais ?" se demande Mathieu Rouveyre conseiller municipal PS. "Il n'a pas de véritable lieutenant. Il y a même des tensions au sein de la majorité, aggravées par les élections régionales. On voit que Virginie Calmels n'est pas adorée par l'ensemble des adjoints. Donc il risque d'y avoir une certaine cacophonie alors que le chef ne sera pas là !".

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