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Politique

Alain Juppé pas contre un rapprochement avec En Marche pour les prochaines européennes

dimanche 12 novembre 2017 à 10:55 - Mis à jour le dimanche 12 novembre 2017 à 13:50 Par Thomas Coignac, Typhaine Morin et Chloé Gandolfo, France Bleu Gironde et France Bleu

Dans des propos rapportés par le journal Sud-Ouest ce samedi, le maire de Bordeaux n'a pas exclu "un grand mouvement central" avec La République en marche, pour les élections européennes de 2019. Laurent Wauquiez, candidat à la tête du parti Les Républicains, estime que c'est une "erreur".

Alain Juppé et Emmanuel Macron, respectivement candidat à la primaire de la droite et ministre de l'Economie, en juin 2016.
Alain Juppé et Emmanuel Macron, respectivement candidat à la primaire de la droite et ministre de l'Economie, en juin 2016. © Maxppp - Maxppp

Bordeaux, France

Alors que l'élection à la tête des Républicains devrait sacrer Laurent Wauquiez, au mois de décembre, la droite n'a pas réglé toutes ses divisions. Si Les Républicains ont décidé d'exclure les membres du gouvernement du parti, dont le premier ministre Edouard Philippe, c'est Alain Juppé qui a, peut-être, rallumé la mèche d'un rapprochement avec En Marche.

Vendredi, à l'occasion d'un déjeuner avec l'association de la presse diplomatique, rapporté par le journal Sud-Ouest du lendemain, il a souhaité "un grand mouvement central" pour le scrutin européen de 2019. "La question, poursuit-il, est de savoir qui en prendra le leadership. Mais si Macron reste dans la ligne de son discours à la Sorbonne, je ne vois pas d’incompatibilité".

Pique contre Laurent Wauquiez

Alain Juppé a dit vouloir arrêter la politique nationale, et ne pas prendre parti dans l'élection à la tête des Républicains en décembre. Mais il a tout de même égratigné le grand favori Laurent Wauquiez et son discours "anti-élites". "Ce discours m'insupporte, commente-t-il. Un peuple sans élites est un peuple sans repères".

Le favori à la tête du parti Les Républicains n'a pas réagi à cette pique, mais s'est dit ce dimanche sur France 3 que l'idée d'un rapprochement avec le parti présidentiel et Emmanuel Macron serait "une erreur". "Nous ne partageons pas la même vison que l'Europe qu'Emmanuel Macron", et en particulier sur l'élargissement éventuel de l'Union européenne. "C'est une profonde erreur car l'élargissement a tué l'Europe", a poursuivi Laurent Wauquiez.

Une droite européenne avec ses propres listes

D'autres personnalités des Républicains ont fait part de leur désaccord avec les positions d'Alain Juppé. Valérie Pécresse, qui a pourtant soutenu Alain Juppé lors de la primaire à droite, a pris ses distances avec le maire de Bordeaux. Invitée du Grand Rendez-vous CNews-Europe 1-Les Echos, la présidente de la région Ile-de-France a dit vouloir "construire une droite européenne qui aura ses listes, qui siégera dans le parti de droite européen, le PPE".

La députée européenne Nadine Morano a fait part de son désaccord ce dimanche via Twitter. Elle dit vouloir défendre "l'Europe des Nations".

Ce dimanche après-midi, le maire de Bordeaux tempère ses propos après le début de polémique à droite.