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Politique DOSSIER : Bordeaux : de Juppé à Florian

Alain Juppé quitte Bordeaux pour le Conseil Constitutionnel : réactions de personnalités politiques girondines

mercredi 13 février 2019 à 21:34 Par Fanny Ohier, France Bleu Gironde

Alain Juppé a créé la surprise en quittant son poste à la mairie de Bordeaux. Depuis l'annonce de sa nomination au Conseil Constitutionnel par le président de l'Assemblée Nationale Richard Ferrand, les réactions s’enchaînent parmi les personnalités politiques girondines.

Départ d'Alain Juppé pour le conseil Constitutionnel, il laisse son siège vide à la mairie de Bordeaux.
Départ d'Alain Juppé pour le conseil Constitutionnel, il laisse son siège vide à la mairie de Bordeaux. © Radio France - Yves Maugue

Bordeaux, France

Les réactions se multiplient, parfois clémentes, d'autres fois vindicatives. Le départ d'Alain Juppé de sa fonction fait réagir les personnalités politiques qui l'ont côtoyé tout au long de sa carrière.   

Parmi ses soutiens comme ses détracteurs, beaucoup reconnaissent "un grand homme politique". Cette nomination, "une fierté", pour Anne-Marie Cazalet, maire adjoint du quartier Chartrons, Grand-Parc et Jardin public. Elle fait de la politique aux côté d'Alain Juppé depuis 1995. "Nous avons la chance d'avoir à Bordeaux un grand homme politique et qui sera très utile dans ses nouvelles fonctions. J'écouterai avec attention et émotion, l'annonce qu'il fera." 

S'il se dit "étonné" par cette annonce, Jean-Luc Gleyze le président PS du département, affirme lui aussi "respecter le parcours de l'homme politique qui aura marqué la vie politique nationale et la ville de Bordeaux de son empreinte". 

"Un partenaire" auquel Alain Rousset, le président PS du conseil régional Nouvelle Aquitaine, "s'était habitué". "On s'était mieux compris malgré nos différences de sensibilités et d'appréciations sur un certains nombre de dossiers." Il cite les projets communs, le tramway, l'arrivée de la LGV (Ligne à Grande Vitesse).

"Etre maire c'est fabuleux mais épuisant", écrit Philippe Buisson, maire PS de Libourne qui précise "comprendre la décision d'Alain Juppé". "Je perds un complice qui avait su se mettre au service des territoires périphériques à la Métropole", ajoute-t-il. 

"Je savais qu'il ne se représenterait pas [à la mairie de Bordeaux]", affirme Michèle Delaunay, ancienne ministre, conseillère municipale et métropolitaine PS de Bordeaux, pour qui l'annonce n'est pas une surprise. 

Pierre Hurmic élu municipal écologiste à Bordeaux parle d'une situation aussi "imprévue" qu'inédite. Il dit ne pas comprendre cette annonce, alors qu'Alain Juppé "avait indiqué que la vie politique nationale l'intéressait de moins en moins". "Les couteaux sont en train de s'aiguiser et personnellement j'aime bien le combat politique, maintenant il faut se projeter pour 2020."

Les élus écologistes ont d'ailleurs réagi dans un tweet, "la majorité municipale est laissée en état de jachère, une première adjointe désavouée, aucun autre profil émergent". Pour eux, ce siège vacant annonce le démarrage de la campagne des élections municipales 2020 "plus tôt que prévu" et "plus ouverte" sur le nom du futur tenant du titre. 

Matthieu Rouveyre, conseiller départemental PS, est plus amer. "Le maire de Bordeaux abandonne sa ville pour un siège bien chaud au Conseil constitutionnel", écrit-il. Il laisse une ville "fragilisée" selon lui, sur les plans financier, politique et social. Ils sont nombreux à évoquer le contexte social tumultueux dans lequel Alain Juppé a annoncé son départ. Un point positif pour le conseiller départemental, "avec ce départ, les cartes sont largement rebattues à Bordeaux". Reste à savoir si la gauche pourra s'en saisir, pour Matthieu Rouveyre. 

Côté Rassemblement National, la critique est acerbe. "Un petit arrangement entre amis" qui permet au maire d'accéder à "une belle retraite dorée", pour Jacques Colombier, député européen, ancien président RN de la région Nouvelle Aquitaine. "Alain Juppé a toujours dit que Bordeaux comptait avant tout dans sa vie politique. On lui offre un siège un peu plus haut et il l'accepte tout de suite !" 

Pour Edwige Diaz, conseillère régionale de Nouvelle Aquitaine et vice présidente du groupe en Nouvelle Aquitaine, Alain Juppé a tout simplement été "recasé" au Conseil Constitutionnel