Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Alexis Kohler, le n°2 de l'Élysée, visé par une troisième plainte de l'association anticorruption Anticor

mercredi 27 mars 2019 à 12:43 Par Raphaël Cann, France Bleu

L'association Anticor a révélé ce mercredi avoir déposé une troisième plainte contre le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler, au parquet national financier. Ce dernier enquête depuis un an sur ses liens familiaux avec l'armateur italo-suisse MSC et sur des soupçons de conflit d'intérêt.

Le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler est visé depuis un an par une enquête du parquet national financier
Le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler est visé depuis un an par une enquête du parquet national financier © Maxppp - Aurelien Morissard

Alexis Kohler, le secrétaire général de l'Élysée, est visé par une troisième plainte d'Anticor. Depuis un an, le bras droit d'Emmanuel Macron est visé par une enquête du parquet national financier. L'association anticorruption l'accuse désormais aussi de "faux et usage de faux" et "d'omission substantielle de ses intérêts".

Selon Anticor, le haut fonctionnaire aurait dissimulé des éléments dans ses déclarations sur honneur : ses liens familiaux avec le groupe italo-suisse MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère, la famille Aponte, et l'un des plus important armateur de porte-conteneurs dans le monde.

Il aurait également été impliqué comme fonctionnaire dans des décisions concernant MSC, notamment lorsqu'il siégeait au conseil d’administration de STX France, les chantiers navals de Saint-Nazaire, dont le groupe est l'un des principaux clients.

De nouveaux éléments

Anticor se base sur de nouveaux éléments pour cette troisième plainte. Selon l'association, en 2014, le haut fonctionnaire a adressé une déclaration sur honneur à la commission de déontologie de la fonction publique pour exprimer son souhait de travailler pour MSC. 

La commission s'y était opposé. Dans son avis, cité dans la plainte d'Anticor, elle explique que "M. Kohler a, en qualité de représentant de l'Etat au conseil d'administration de la société STX France, participé en février 2012, à une délibération du conseil autorisant la conclusion d'un contrat d'achat d'un paquebot par la société MSC"

Deux ans plus tard, cette demande est finalement acceptée. L'énarque, qui venait de quitter le ministère de l'Économie après la démission d'Emmanuel Macron, devient alors le directeur financier de la filiale croisière du groupe pendant quelques mois.

Soupçons d’omission

Dans ces deux procédures, explique Anticor, les liens familiaux d'Alexis Kohler n'ont pas été mentionnés. L'association anticorruption en déduit qu'il a omis de les déclarer à la Haute autorité pour la transparence, un acte passible au maximum de trois ans de prison et de 45.000 euros d'amende.

"En ciblant cette fois ces omissions de déclarations, on remonte peu à peu aux racines d'un système qui a sa logique", commente l'avocat d'Anticor, maître Jean-Baptiste Soufron.

"La confiance de la part du président" est "totale"

Déjà en difficulté dans le cadre de l'affaire Benalla, le haut-fonctionnaire a toujours le soutien du chef de l'État. ""La confiance en Alexis Kohler de la part du président de la République est totale", a affirmé le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.