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Politique DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Alice Thourot, députée LREM de la Drôme, menacée de mort par courrier

mercredi 13 février 2019 à 3:28 Par Alexandre Berthaud, France Bleu Drôme Ardèche et France Bleu

La députée La République en Marche (LREM) de la circonscription de Montélimar, Alice Thourot, affirme avoir reçu des insultes quotidiennes par courrier et sur internet ces dernières semaines, ainsi qu'une lettre la menaçant d'être "abattue par un fusil d’assaut".

Alice Thourot, élue députée LREM en 2017
Alice Thourot, élue députée LREM en 2017 © Maxppp - Alexis Sciard - IP3 PRESS

Montélimar, France

"Vous serez abattue par un fusil d'assaut". Voilà ce qu'on peut trouver dans la lettre anonyme adressée à Alice Thourot, députée LREM de la Drôme, courant janvier. Et ce n'est malheureusement qu'une goutte d'eau dans la violence verbale subie par la députée depuis le début du mouvement des gilets jaunes. "Il s'agit d'une petite minorité, rien à voir avec l'immense majorité des gilets jaunes que j'ai pu rencontrer", précise la parlementaire.

Alice Thourot parle d'emails, de lettres, de mots d'insultes sur les réseaux et cela quotidiennement, "un torrent de haine" selon la députée. Parmi les mots, des injures sexistes, des insultes grossières, tout cela s'est empiré pendant que la députée était rapporteur de la loi anticasseurs à l'Assemblée Nationale. Un matin, un groupe est même venu devant sa permanence, menaçant de forcer le passage, tambourinant aux vitres : elle était en déplacement en revanche son attaché parlementaire a eu "très peur".

Répondeur téléphonique saturé

Pendant plusieurs jours le répondeur téléphonique de sa permanence située à Montélimar a été saturé par des appels, un véritable harcèlement. La députée donne une exemple de la teneur des messages vocaux : "tu sais de quoi on est capable", disaient les anonymes au bout du fil. Depuis plus de deux mois maintenant la députée dit vivre dans un climat de "tension". Elle est beaucoup plus précautionneuse qu'avant concernant ses déplacements, surtout les jours de manifestation. 

La députée dit envisager de fermer sa page Facebook et son compte Twitter. Ses collègues LREM dans la Drôme n'ont pas reçu de menaces de mort.  La députée Célia Delavergne a reçu plusieurs fois des injures via les réseaux sociaux, selon une collaboratrice. Mireille Clapot dit n'avoir rien reçu de tel. Dans les autres départements de France des députés ont parfois quitté leur domicile quelques temps, envisagent de déménager, rapporte Aujourd'hui en France. Alice Thourot, même si la liste des domiciles privés des députés a fuité, a décidé de rester chez elle, elle dit tenter de prendre du recul, mais craint que ce genre d'épisodes ne découragent "les bonnes volontés voulant s'engager dans la politique"