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Politique

Plus de débats de fond et moins d'affaires : la présidentielle vue depuis le stade de football de Schirrhein

jeudi 30 mars 2017 à 22:59 Par Charlotte Jousserand, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass

L'élection présidentielle, on en parle aussi aux abords des stades de foot, les jours de matchs. Supporter, ancien joueurs, membres de l'encadrement, ils ont tous des attentes vis à vis du scrutin du 23 avril et du 7 mai prochain.

Une élection "atypique" "bizarre" "pénible" et "triste" pour certains Alsaciens
Une élection "atypique" "bizarre" "pénible" et "triste" pour certains Alsaciens © Radio France - Charlotte Jousserand

Schirrhein, France

Jour de match à Schirrhein, au stade Oscar Heisserer, le soleil brille, les joueurs de Schirrhein, en jaune, affrontent Erstein, en rouge. Les spectateurs sont absorbés par le match mais à la mi-temps et pendant les phases de jeu moins soutenue, la campagne et cette élection présidentielle font parler.

Plus de débats de fond et moins d'affaires

Surtout la campagne, pour Pierre, manque de fond et de débat : "Je suis quand même un peu frustré par rapport à cette élection avec tout ce que l'on entend,parce qu'on parle beaucoup des programmes on parle que des affaires et ça c'est un peu désolant". Constat partagé par Pascal et par la plupart des supporters et des personnes présentes autour du stade. Ces Alsaciens veulent qu'on leur réponde sur des thèmes qui les intéressent et qui les préoccupent. Pour Pascal, tous les thèmes sont importants et il s'inquiète notamment pour la dette publique : "J'ai pas eu l'impression que beaucoup de personnes ont des solutions, j'ai l'impression que c'est les mêmes ficelles depuis des années. On aimerait entendre quelque chose de nouveau, un nouveau programme qu'on puisse se dire, ça c'est quelque chose qui pourrait marcher".

L'éducation et la réduction des inégalités

Armand attend des débats constructifs pour cette élection même s'il a déjà choisi son candidat. Cet ancien joueur du club s'inquiète pour l'avenir, pour ses enfants et ses petits enfants : "On leur doit bien ça" explique-t-il, "moi j'ai 59 ans, j'habite ici, tout va bien pour moi mais je voudrais que mes enfants et mes petits-enfants ça aille bien aussi". Selon lui, il faut s'occuper "de la santé, du chômage et de l'éducation car l'éducation c'est ça l'avenir de nos enfants, l'éducation est à la base de tout".

Marie-Claude attend beaucoup de changements avec cette élection. Elle espère qu'avec un nouveau président, les inégalités vont se réduire : "Il faut faire beaucoup pour les ouvriers, pour le peuple qui travaille. Déjà il faut remonter les salaires et arrêter de tout donner au patronat, ils ont des gros moyens et la différence entre le peuple d'en bas et le peuple d'en haut est énorme et cela engendre de la haine car il y a trop d'écart". Pour se rapprocher des électeurs et de leurs attentes, les onze candidats ont deux débats télévisés, le 4 et le 20 avril prochain, pour convaincre avant le premier tour, prévu le 23 avril.