Politique

EXCLU - Emmanuel Macron sur Alstom : "Il faut regarder la réalité en face pour ne pas faire de fausses promesses"

Par David Malle, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon et France Bleu lundi 26 septembre 2016 à 19:38 Mis à jour le mardi 27 septembre 2016 à 7:10

Emmanuel Macron de retour en Franche Comté ce mardi à Besançon
Emmanuel Macron de retour en Franche Comté ce mardi à Besançon © Maxppp -

L'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron sera au salon Micronora de Besançon ce mardi : il vient dire qu'il croit dans la réindustrialisation du territoire, au moment où Alstom annonce la suspension de la fermeture du site de Belfort. France Bleu s'est entretenu avec lui, en exclusivité.

L'ancien ministre de l'économie Emmanuel Macron sera à Besançon, ce mardi 26 septembre. Il vient visiter Micronora, le salon international des microtechniques. Emmanuel Macron, qui a quitté le gouvernement le 30 août dernier pour, probablement, se lancer dans la course à la présidentielle, revient sur le projet d'Alstom de fermer son site de production de Belfort. Il s'est confié en exclusivité à France Bleu Besançon. Pour l'ancien ministre, "La décision qui a été prise il y a quelques semaines par le groupe Alstom n'est pas conforme à l'esprit des discussions qu'il y a eu ces dernières années avec les pouvoirs publics. Le gouvernement a eu raison de monter la pression."

A ECOUTER > l'interview en intégralité

Ne pas faire de fausses promesses

Face aux inquiétudes des salariés, Emmanuel Macron veut "regarder la réalité en face, pour ne pas faire de fausses promesses. Il y a aujourd'hui une surcapacité du secteur ferroviaire français. On a développé des sites industriels de production pendant des décennies qui ne correspondent plus aux besoins français", ajoute-t-il.

La commande publique, "une fausse piste sur le long terme"

Marie-Guite Dufay, la présidente de la région Bourgogne-Franche Comté, l'a dit : elle veut mettre l'accent sur la commande publique pour sauver Alstom. Mais pour Emmanuel Macron, "l'idée que l'on puisse régler ces situations uniquement par la commande publique, c'est une fausse piste sur le moyen et long terme. Cela peut parfois être une réponse, mais ça ne peut pas être la seule".

Macron ne veut pas être le bouc émissaire

Emmanuel Macron ne veut pas être le bouc émissaire dans l'affaire Alstom : "On a trop politisé le débat, les uns en promettant trop, les autres en trouvant des coupables trop faciles. La responsabilité première, c'est celle de l'entreprise Alstom. Elle a aujourd'hui les moyens d'être un champion à l'international, il faut qu'elle réussisse ce pari".

Les salariés manifestent ce mardi à Paris

Les 9.000 salariés des usines d'Alstom sont appelés à faire grève ce mardi pour sauver le site de Belfort. Ils vont manifester en nombre devant le siège de l'entreprise à Saint-Ouen, au nord de Paris, où va se tenir à 11h un comité d'entreprise. En fin de semaine, le gouvernement doit annoncer ses propositions pour relancer le carnet de commande d'Alstom.

Retrouvez l'intégralité de cette interview ce mardi à 8h10 sur France Bleu Besançon.

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