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Régionales en Avergne-Rhône-Alpes : Andrea Kotarac (RN), explique pourquoi il a quitté la France Insoumise

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Par , France Bleu Isère

A quatre semaines du premier tour des élections régionales, Andréa Kotarac, ancien élu de la France Insoumise, qui conduit la liste du Rassemblement National en Auvergne-Rhône-Alpes est l'invité de France Bleu Isère pour expliquer son parcours politique et présenter son programme pour la Région.

Andréa Kotarac, tête de liste du Rassemblement National en Auvergne-Rhône-Alpes
Andréa Kotarac, tête de liste du Rassemblement National en Auvergne-Rhône-Alpes © Maxppp - Richard Mouillaud

Andréa Kotarac, né en 1989 en Haute-Savoie, a été tête de liste du Parti de Gauche-Europe-Ecologie-les-Verts en 2015 pour les régionales, puis candidat de la France Insoumise aux élections législatives de 2016 dans le Rhône. Il a ensuite appelé à voter pour le Rassemblement national pour les européennes de 2019 et conduit maintenant la liste du RN pour les scrutins des 20 et 27 juin prochains en Auvergne-Rhône-Alpes. Il répond aux questions de Nicolas Crozel sur France Bleu Isère.

Marine le Pen et votre parti vous ont préféré à l'Isérois Alexis Joly pour mener cette campagne pour le Rassemblement National, pourquoi vous ?

Andréa Kotarac - Il faut demander au parti ! Nous avons une équipe qui est large, qui est compétente. J'ai essayé effectivement d'aller chercher des personnes qui ont un rôle dans la société civile. On a Stéphane Blanchon qui était secrétaire général d'UNSA, qui a travaillé au ministère de la Santé. Vous avez un général. Nous avons le soutien pour notre liste de personnes qui ont présidé des institutions à l'Union européenne. Donc c'est la crédibilité, la compétence.

Le Rassemblement National va piocher au sein de l'Union européenne après on avoir dit pis que pendre pendant des années ?

Je crois plutôt que ce sont des personnes qui travaillaient à l'Union européenne qui connaissent leur sujet et qui soutiennent le Rassemblement National sur la base de thématiques qui les intéressent. Nous, on a trois priorités sur ces régionales : d'abord la sécurité, la lutte contre l'islamisme, puisque nous avons eu un tas de faits divers qui nous inquiètent énormément et puis le localisme. Nous avons 65 % de la population qui s'entassent sur 11 % du territoire. Donc c'est développer toutes les filières non délocalisables.

On va revenir sur votre programme, mais d'abord votre parcours. Vous arrivez des amis de Jean-Luc Mélenchon, vous étiez à la France Insoumise. Comment on peut être au Rassemblement national quand on vient des Insoumis ? Est-ce qu'il n'y a pas une sorte de trahison ? 

Pas du tout ! J'ai constaté il y a maintenant deux ans que la gauche s'est "islamogauchisée", que la gauche était gangrenée par des concepts racialistes qui fracturaient la société, qui étaient antirépublicains. A l'époque, on me disait que j'étais un menteur, on m'expliquait que c'était une trahison. Aujourd'hui, il y a plus de débat. Chaque jour, on voit que cette gauche se morfond dans des concepts antirépublicains et anti-France. Vous avez vu sur la liste de Madame Najat Vallaud-Belkacem un candidat qui rêvait de voir des CRS brûler. Et vous avez vu à Sciences-Po, puisque vous êtes en Isère à Science-Po Grenoble, une association comme l'UNEF relayer des messages d'appel au lynchage de professeurs prétendument islamophobes. Donc on voit bien que cette gauche n'est plus du tout dans le champ républicain, dans le champ de l'amour de la France. Donc aujourd'hui, c'est le Rassemblement National qui rassemble.

Qui rassemble ou qui divise, parce que vous pointez l'islamo-gauchisme, vous pointez toute une religion alors que certains ne veulent juste que pratiquer leur religion ?

Il y a une grande différence entre l'Islam et l'Islamisme. Les musulmans qui pratiquent leur foi en respectant les autres, ce sont des musulmans. Ceux qui l'imposent aux autres à travers la Charia, à travers des prières de rue comme dans le quartier de Teisseire à Grenoble où je me suis rendu, ce sont des islamistes. Je crois que les lois de la République, les lois de la France, l'amour de notre pays prévalent  sur la Charia. Quand je vois chez Laurent Wauquiez des candidats complaisants avec l'islamisme, ce n'est pas ma vision des choses. 

Vous évoquez la sécurité, notamment parmi vos propositions, il y a le port de l'uniforme dans les lycées. Est-ce que vous pensez que l'uniforme va changer situation dans les lycées ?

Non, je crois d'abord qu'on a une différence d'approche avec Laurent Wauquiez. Les LR additionnent les caméras, additionnent le nombre de lignes budgétaires en pensant que la sécurité prévaudra. Moi je pense qu'il faut faire une audit, il faut de meilleures solutions, il faut les meilleurs experts. Il faut des référents lycée pour la sécurité à l'intérieur des lycées. On a eu un tas de faits divers qui montrent que la sécurité est à l'intérieur des lycées. Nous, nous aurons des référents sûreté à l'intérieur des lycées. Nous allons proposer des formations aux professeurs, aux personnels des lycées pour pouvoir répondre à tout incivilité, acte de violence ou séparatisme à l'intérieur des lycées. 

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