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Anne Hidalgo à l'hôpital de Saint-Vallier : "On va remuer ciel et terre pour vous aider"

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Anne Hidalgo, à Saint-Vallier ce mercredi 27 octobre, a dressé un bilan sévère de l'état de l'hôpital en France. La candidate PS à l'élection présidentielle promet d'interpeller le Premier ministre sur la question de la fermeture prévue de 45 lits au service Médecine Physique et Réadaptation.

Anne Hidalgo a rencontré le personnel du service Médecine Physique et de Réadaptation menacé de fermeture faute de trouver des médecins.
Anne Hidalgo a rencontré le personnel du service Médecine Physique et de Réadaptation menacé de fermeture faute de trouver des médecins. © Radio France - Willy Moreau

Anne Hidalgo, entourée de blouses blanches floquées de deux mots écrits en noir : "En grève". L'image est symbolique pour la candidate PS à la présidentielle qui veut faire de l'hôpital public un pilier avec l'éducation nationale. L'actuelle maire de Paris s'est appuyée sur le cas particulier du service Médecine Physique et Réadaptation de Saint-Vallier -où 45 lits risquent de fermer- pour esquisser son programme.

La fin des ARS ?

Le service rééducation de Saint-Vallier est un modèle. Dans ce bassin de vie de 60.000 habitants, des psychologues, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, infirmières ou encore médecins remettent sur pied 500 patients par an dans un complexe moderne et avec du matériel de pointe. Anne Hidalgo évolue de salle en salle, discute avec quelques patients, découvre l'espace balnéo mais revient toujours à son postulat de départ : l'hôpital public ne va pas bien. 

Anne Hidalgo en visite à l'hôpital de Saint-Vallier.
Anne Hidalgo en visite à l'hôpital de Saint-Vallier. © Radio France - Willy Moreau

Elle en discute longuement avec un des soignants. "Cela fait rager d'avoir un équipement pareil qui ne sera pas exploité plus que ça", lui lance-t-il. Avec le départ de trois médecins et la difficulté à trouver des remplaçants, le service risque d'être amputé. "Il faut repenser que l’hôpital public est la base universelle d’un accès à la santé", lui répond Anne Hidalgo. Et termine avec la promesse d'interpeller le Premier ministre sur le sujet : "Nous allons remuer ciel et terre pour vous aider. Vous avez mon soutien et mon engagement. C'est une situation d'injustice telle qu'on ne peut pas les accepter".

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La candidate le glisse à l'envi. Elle veut "redonner des moyens à l'hôpital". Le numerus clausus ? "Il faut le faire péter". Les ARS (Agences Régionales de Santé) ? "Il faut les supprimer". Sur ce dernier point, elle pilonne : "En fait, ces ARS sont simplement devenues des agents comptables. Telles qu'elles sont aujourd'hui, ça ne sert à rien. Elles servent juste à amplifier le problème de notre système de santé. Elles ne sont là que pour contenir des dépenses de santé. Elles ne sont pas là pour partir des besoins de la population." 

Les ARS n'anticipent pas assez selon elle et c'est en partie ce qui explique la situation de Saint-Vallier. S'ajoute à cela des problèmes structurels. "Pourquoi n'a-t-on pas pris en compte suffisamment tôt du vieillissement des médecins ?", se questionne-t-elle. "Les besoins ne vont pas s'arrêter au contraire avec le vieillissement de la population. Les problèmes vont s'amplifier". Pour régler cette situation à court terme, Anne Hidalgo ambitionne de rendre le travail plus attractif dans le public et pointe du doigt le travail intérimaire mieux rémunéré que le travail pérenne.

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