Politique

Anne Hidalgo : "Je maintiendrai un investissement public fort à Paris"

Par Thibaut Lehut, France Bleu mercredi 12 février 2014 à 11:49 Mis à jour le mercredi 12 février 2014 à 13:18

Anne Hidalgo, candidate socialiste à Paris
Anne Hidalgo, candidate socialiste à Paris © Maxppp

Chaque mercredi, la première partie de France Bleu Midi Ensemble, de 12h à 12h30, traite des municipales. Cette semaine, c'est Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris, qui répondait aux questions de l'équipe de France Bleu.

Chaque mercredi, la première partie de France Bleu Midi Ensemble, de 12h à 12h30, traite des municipales. Aux côtés d’un journaliste de Public Sénat et d’un journaliste de la presse régionale, David Aussillou et Samuel Aslanoff, rédacteur adjoint de France Bleu 107.1, interviewaient en direct Anne Hidalgo, candidate du Parti socialiste à la mairie de Paris.

France Bleu Midi Ensemble 12.02.14 - Anne Hidalgo

"Travailler avec les familles roms qui souhaitent s'intégrer"

Anne Hidalgo a d'abord réagi au "drame terrible" que constitue, selon elle, la mort d'un enfant dans l'incendie d'un camp rom à Bobigny (Seine-Saint-Denis) ce mercredi matin. "Cela nous pousse à trouver des solutions, car les camps posent d'abord des problèmes de sécurité pour ceux qui y résident", a-t-elle expliqué."Je soutiens les initiatives qui consistent à travailler avec les familles qui souhaitent s'intégrer, et en même temps à démanteler ses camps", a-t-elle ajouté, en appelant à "intensifier la lutte contre les réseaux de trafic" liés à cette problématique des Roms et qui "opèrent à l'échelle des grandes capitales européennes".

8,5 milliards d'euros d'investissement sur 5 ans

Interrogée sur les économies de dépenses affichées par le gouvernement, Anne Hidalgo a rappelé qu'elle "était candidate à Paris, et pas à une fonction gouvernementale". "Il y a des points sur lesquels je ne suis pas forcément d'accord" avec la ligne fixée par l'Elysée, à commencer par la "question des impôts ou de la baisse des dotations aux collectivités territoriales". "A Paris j'ai fait le choix de maintenir un investissement dynamique et très fort durant la mandature, à hauteur de 8,5 milliards d'euros, soit environ 1,4 par an à Paris", a donc rappelé la candidate PS.Pas question, par conséquent, d'avaliser le "plan social" que "la droite parisienne" propose aux fonctionnaires de la ville. Anne Hidalgo préfère poursuivre le "redéploiement" de la fonction publique parisienne, et recruter dans "trois secteurs prioritaires : la propreté, la sécurité et la prévention, et les crèches (création de 5.000 places)".

Un "péage" pour les camions sur l'A86

Que faire pour les transports et la pollution ? "Je ne suis pas pour un péage qui enfermerait Paris", rappelle Anne Hidalgo. Mais la priorité, "c'est la diminution de la pollution aux particules, notamment liée aux véhicules diesel". "J'ai demandé à la RATP de cesser de commander des bus diesel", explique la candidate socialiste, "et je veux engager un travail très ferme avec les autocars de tourisme". Anne Hidalgo envisage en revanche la création d'un "péage" au niveau de l'A86, l'autoroute qui fait le tour de Paris, "pour les camions qui traversent l'agglomération sans s'arrêter"."Oui" également au fonctionnement des lignes de métro la nuit. "Pour la 1, la 4 et la 14, qui sont automatisées, je propose qu'on aille très vite", explique-t-elle, et "sur les autres lignes on gagne une heure chaque année, ce qui aboutira à un fonctionnement 24 heures sur 24 au terme de la mandature".

30% de logements sociaux à horizon 2030

Paris est-elle devenue une ville de riches, notamment en raison du coût des loyers ? "Non", répond Anne Hidalgo. "C'est aujourd'hui essentiellement une ville de classes moyennes", affirme la socialiste, qui rappelle que "70% des Parisiens sont aujourd'hui éligibles à un logement social". Un niveau de demande largement supérieur à la capacité du parc actuel. "Je souhaite donc continuer à faire du logement social, pour arriver à 30% à horizon 2030".

"Enfin", l'immunité parlementaire de Dassault est levée

Anne Hidalgo a enfin réagi à la levée de l'immunité parlementaire de Serge Dassault (UMP). "Enfin", s'est-elle réjouie. "C'était un scandale, avec un vote secret au Sénat, dans lequel certains ont sans doute vu un intérêt d'une autre nature que celui de la transparence, de la justice et de la démocratie".Les autres candidats aux municipales à Paris : Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP)Christophe Najdovski (EELV)Danielle Simonnet (PG)Charles Beigbeder (UMP)Wallerand de Saint-Just (FN-RBM)

Partager sur :