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Dossier : Élection présidentielle 2022

Anne Hidalgo sur France Bleu : "Il faut retrouver les petites lignes de train qui ont été supprimées"

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Par France Bleu Picardie, France Bleu

Anne Hidalgo est en déplacement dans la Somme ce mercredi. Invitée de France Bleu Picardie, la candidate socialiste à la présidentielle a détaillé son programme avec notamment cette proposition pour les départements ruraux : "Il faut retrouver les petites lignes de train qui ont été supprimées".

Anne Hidalgo le 15 septembre 2021 (illustration)
Anne Hidalgo le 15 septembre 2021 (illustration) © AFP - Patrick HERTZOG

Candidate à la présidentielle 2022, Anne Hidalgo est en déplacement dans la Somme ce mercredi. La maire socialiste de Paris va d'abord visiter la régie énergétique de Montididier, en partie alimentée par des éoliennes. Elle se rendra ensuite à la maison de Santé de Trois-Rivières à quelques kilomètres de là où elle échangera avec des habitants et des élus. A 14h30, Anne Hidalgo se rendra à la librairie Martelle d'Amiens pour dédicacer son dernier livre, "Une femme française" paru aux éditions de l'Observatoire.  

Avant cela, elle a répondu aux questions de France Bleu Picardie pour détailler son programme. Entretien.

France Bleu Picardie : Vous êtes en Picardie aujourd'hui, notamment du côté de Montdidier. Vous venez dans la Somme pour vous détacher de votre image un peu parisianiste ?

Anne Hidalgo : Je viens surtout dans la Somme parce que je vais dans tous les territoires. Une élection présidentielle se joue partout en France et je crois que la Somme est un département dans lequel on conjugue beaucoup de ce qu'est la France. Il y a à la fois des grandes villes, beaucoup de patrimoine agricole et aussi beaucoup d'innovations. Et je suis ravie, bien sûr, de venir dans la Somme, qui est un département que je connais et dans lequel j'ai eu l'occasion de venir régulièrement.

Vous êtes maire de la plus grande ville de France. Qu'est-ce que vous connaissez de la ruralité ? 

Vous savez, nous sommes tous interdépendants. Puis on vient tous de quelque part. J'ai aussi des origines paysannes par mon grand-père. J'ai grandi à Lyon, qui est certes une grande ville, mais j'ai vécu deux ans dans un territoire rural, dans les monts du Lyonnais, à 45 km de Lyon et 40 km de Saint-Etienne. Mais surtout, puisque je suis candidate à l'élection présidentielle. Je pense qu'il y a un projet très important à développer avec les agriculteurs pour trouver ce chemin pour une agriculture qui soit une agriculture à la fois, qui nous permettre de nous alimenter, bien sûr, de qualité et qui permette aussi aux agriculteurs de vivre.

La réalité de Paris n’est pas transposable aux territoires ruraux

Vous êtes régulièrement critiquée pour votre action à Paris contre la place des voitures. La circulation vient d'être limitée à 30 km/h et vous voulez supprimer 70.000 places de stationnement en surface d'ici la fin de votre mandat municipal. Des millions de Français utilisent la voiture tous les jours pour aller travailler. Vous pensez que vous pouvez être élue à la présidence de la République avec ce genre de prise de position ? 

Les solutions doivent être différenciées selon les territoires. Evidemment qu'une ville comme Paris, on a une station de métro ou un arrêt de bus à moins de dix minutes à pied de chaque habitant et où le principal mode de déplacement, ce sont les transports en commun. Cette réalité-là, elle n'est pas transposable, par exemple, à des villes comme Amiens ou encore moins à des territoires ruraux. Il faut que les solutions soient adaptées, évidemment, à la réalité des territoires. Mais lorsque, par exemple, on est dans un département rural dans lequel il y a peu de transports en commun, dans lequel les personnes doivent utiliser leur voiture parce qu'il n'y a pas d'autre moyen que cela, eh bien moi, je propose plusieurs choses comme le développement, par exemple du ferroviaire, parce que bien sûr qu'il faut retrouver toutes ces petites lignes qui ont été supprimées et qui permettaient de se déplacer. Il faut aussi soutenir évidemment les ménages qui, aujourd'hui, avec l'augmentation du prix de l'essence, sont obligés d'utiliser leur voiture personnelle. Et il y aura des propositions sur comment on accompagne les ménages pour que la transition écologique et le passage à d'autres modes de transport ne pèsent pas exclusivement sur le porte-monnaie des classes moyennes et des catégories populaires. Donc, il y aura des mesures pour que la fiscalité ne soit pas cette fiscalité punitive qui touche le plus grand nombre, notamment les catégories les plus modestes qui ont besoin de leur voiture pour travailler. Et puis, si on regarde un peu plus loin, il y a des secteurs industriels stratégiques qui vont connaître cette mutation sans précédent des cinq années qui viennent et notamment le secteur automobile.

Vous présenterez votre dernier livre cet après-midi à la librairie Martelle d'Amiens. Il s'appelle "Une femme française" et vous y esquissez votre programme. Quelle sera votre priorité si vous êtes élue à la présidence de la République ? 

Le sujet sur lequel il va falloir qu'on travaille tous, c'est sur lequel je veux proposer un plan sur cinq ans, c'est la réindustrialisation du pays. On a parlé de l'automobile, mais il y a aussi, bien sûr l'aéronautique, des secteurs comme l'agriculture, qui est un secteur économique essentiel sur lequel les mutations liées à l'environnement vont être très importantes. Et puis réparer, rétablir les piliers qui font qu'on peut vivre ensemble. Le premier pilier qui a été très, très abîmé, qui est un des piliers de ce que j'appelle la promesse républicaine, celle qui permet aux Françaises et aux Français de se dire "Mon enfant a un avenir qui peut être meilleur que le mien" c'est l'école. Et puis un autre pilier très, très important pour pouvoir vivre ensemble, qui est celui de la santé de l'hôpital. Et je sais, et la Somme n'échappe pas à cela qu'il y a partout en France beaucoup d'endroits où on n'arrive plus à nous faire soigner.

Je veux proposer un plan pour la réindustrialisation de la France

Vous parlez beaucoup d'écologie. Pourriez-vous envisager de vous ranger derrière un candidat au nom de la gauche écologiste, par exemple, si un accord a été trouvé ?

J'ai présenté ma candidature car je pense avoir à la fois une voix à porter et que ma voix - et je crois que personne ne me le conteste - c'est aussi celle de l'écologie dans notre pays. Une voix d'ailleurs, qui est aussi reconnue à l'international, puisque le fait d'être maire de Paris n'a pas que des inconvénients. Il m'a aussi permis de pouvoir agir à l'échelle internationale et de pouvoir y acquérir aussi l'image d'une maire, d'une femme politique qui s'est résolument engagée pour la transition écologique et résolument engagée aussi pour la solidarité.

Ma voix est aussi celle de l’écologie

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