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Politique

Motion de censure : Annie Genevard veut demander des comptes au gouvernement

mardi 31 juillet 2018 à 12:05 Par Laurine Benjebria et Anne Fauvarque, France Bleu Besançon

Les deux motions de censure déposées contre le gouvernement sont débattues ce mardi à l'Assemblée Nationale. Invitée de France Bleu Besançon, Annie Genevard, députée LR du Doubs et vice-présidente de l'Assemblée, veut contraindre le gouvernement à s'expliquer.

Annie Genevard
Annie Genevard © Maxppp - Vincent Isore

Doubs, France

Invitée de France Bleu Besançon ce mardi matin, Annie Genevard, députée LR du Doubs et vice-présidente de l'Assemblée nationale, veut "contraindre le gouvernement à s'expliquer" et le Président de la République à sortir de son silence. Elle défendra ce mardi après-midi la motion de censure déposée par la droite. 

Car deux motions de censure, une de droite, une de gauche, seront débattues ce mardi après-midi à l'Assemblée nationale. Vraisemblablement aucune ne passera au vu de l'écrasante majorité de La République en Marche à l'Assemblée. Pour Annie Genevard, secrétaire générale des Républicains, l'important n'est pas que la motion passe, mais de demander des comptes au gouvernement.

Différence de traitement entre l'Assemblée nationale et le Sénat

Ce mardi matin, Annie Genevard dénonce la différence de traitement de l'affaire Benalla entre l'Assemblée nationale et le Sénat. La députée LR du Doubs rappelle en effet qu'"à l'Assemblée nationale, c'est la majorité [LREM] qui a la main et au Sénat, c'est l'opposition [LR] qui a la main" et "les choses ne se déroulent pas du tout de la même façon". Exemples à l'appui, Annie Genevard compare notamment la durée des commissions d'enquête et les personnes auditionnées : "un mois à l'Assemblée, six mois au Sénat (...) on a pu auditionner au Sénat le secrétaire général de l'Elysée, constate-t-elle, cela nous a été refusé à l'Assemblée". 

"On voit bien qu'il y a entrave à la recherche de la vérité"

La semaine dernière, le co-rapporteur de la commission d'enquête à l'Assemblée nationale, Guillaume Larrivé (LR) a claqué la porte pour manifester son opposition et dénoncer "une volonté de torpiller les travaux de la commission". Un avis que partage Annie Genevard qui met en cause la présidente de la commission d'enquête à l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet : "Il y a plusieurs auditions que nous aurions aimé faire à l'Assemblée nationale et qui nous ont été refusées par la présidente de la commission d'enquête, qui est membre de la majorité et qui manifestement, avait pour mission de résister aux demandes de l'opposition, ce qui n'est pas dans l'esprit de nos institutions".

Annie Genevard dénonce même "un verrouillage qui empêche la vérité d'émerger". C'est donc dans ce contexte qu'elle appelle à voter pour la motion de censure déposée par son parti. Elle salue le dépôt d'une deuxième motion, par la gauche. "L'ensemble des députés de l'opposition demandent que la vérité soit faite".

Contraindre le gouvernement à s'expliquer

Annie Genevard sait que les motions de censure ne seront pas votées ce mardi, mais insiste sur le fait qu'il s'agit d'un outil pour contraindre le gouvernement. Pour la députée du Doubs, il est important de rappeler aux parlementaires que leur rôle est "de contrôler l'action du gouvernement". Au-delà de cette affaire Benalla, pour la vice-présidente de l'Assemblée nationale, ce qui est en cause, c'est l'exercice du pouvoir façon Macron : "c'est une pratique du pouvoir qui ne respecte pas l'esprit de nos institutions".

"On voit bien que le gouvernement, dans un assujettissement au pouvoir exécutif, n'a pas exercé son rôle et nous voulons lui demander des comptes sur ce point. C'est notre devoir".

Annie Genevard, députée LR du Doubs, invitée de France Bleu Besançon