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Politique

Après l'annonce de son maintien, les défections s'enchaînent dans le camp de François Fillon

jeudi 2 mars 2017 à 8:15 - Mis à jour le jeudi 2 mars 2017 à 14:27 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

François Fillon sera candidat à la Présidentielle, malgré l'annonce de sa convocation par les juges en vue d'une mise en examen. Après l'annonce de mercredi, de plus en plus d'élus de la droite annoncent leur défection. Plusieurs salariés de son équipe de campagne vont démissionner ces jours-ci.

François Fillon a annoncé son maintien mercredi, malgré une probable mise en examen.
François Fillon a annoncé son maintien mercredi, malgré une probable mise en examen. © AFP - Mustafa Yalcin

François Fillon assure qu'il se "tiendra" à sa décision d'aller jusqu'au bout de sa candidature à la présidentielle en soulignant qu'"abandonner une course, pour un pilote, ce n'est pas naturel", dans un entretien à Midi Libre ce jeudi. Mais après la conférence de presse de François Fillon, qui a choisi de maintenir sa candidature, et la folle journée de mercredi, les défections se multiplient autour du candidat de la droite à la présidentielle, de Bruno Le Maire aux centristes. Plusieurs salariés non-fillonistes ont annoncé leur démission de l'équipe de campagne ce jeudi. Parmi eux, des Lemairistes, des Sarkozystes et des Juppéistes. D'après Libération, ils seraient 35 à avoir "lâché" François Fillon.

Démission des deux directeurs adjoints de la campagne

Jeudi matin, ce sont les directeurs adjoints de la campagne qui ont démissionné. D'une part Sébastien Lecornu, maire de Vernon et président du département de l'Eure. Le jeune élu a ainsi suivi son mentor en politique Bruno Le Maire qui a démissionné la veille de l'équipe de campagne. "N'étant plus à même de remplir mes fonctions, j'ai présenté aujourd'hui ma démission de directeur adjoint de la campagne présidentielle afin de me consacrer pleinement à mon Département de L'Eure et à ma ville de Vernon", a-t-il indiqué dans un communiqué. D'autre part Vincent Le Roux, ancien soutien d'Alain Juppé. Il a expliqué son départ au Point : "Une campagne électorale et notamment présidentielle est un engagement, un partage total et une osmose avec l’homme et les idées que vous servez. Si vous estimez que vous ne pouvez plus être efficace, vous devez partir".

Plusieurs salariés de l'équipe de campagne démissionnent également

Plusieurs salariés non-fillonistes de l'équipe de campagne de François Fillon, qui avaient rejoint le candidat au lendemain de sa victoire à la Primaire de la droite et du centre, vont présenter leur démission ce jeudi et vendredi, selon les informations recueillies par franceinfo. Parmi eux, des Lemairistes, des Sarkozystes et des Juppéistes. Ces salariés sont les chevilles ouvrières de la campagne de François Fillon. Ils s'occupent de l'organisation de la campagne, des déplacements, ou encore des relations presse.

Un "suicide collectif" selon le député-maire de Reims

Arnaud Robinet, député-maire LR de Reims, laisse tomber le candidat choisi lors de la primaire de la droite. Pour lui ce n'est pas un "assassinat" mais plutôt un "suicide collectif. Nous n'avons plus les moyens de faire campagne sur le terrain et défendre un projet capable de redresser la France. François Fillon parle d'assassinat, aujourd'hui, je le dis avec des mots durs, mais j'assiste plutôt à un suicide collectif et il est peut-être encore temps de redresser la barre et j'en appelle à la responsabilité de François Fillon et de ses soutiens", déclare le maire de Reims à franceinfo. Il pourrait se retirer et dans notre famille politique nous avons des talents, il pourrait y avoir une candidature pour porter nos valeurs. Alain Juppé peut être le recours, le plan B, mais on a d'autres talents : Bruno Le Maire, Xavier Bertrand, François Baroin. Ils peuvent incarner un renouveau de notre famille politique."

Georges Fenech appelle les élus à parrainer Juppé

Le député (LR) du Rhône, George Fenech, a lancé jeudi sur franceinfo un appel à "tous les élus responsables" de France pour qu'ils adressent au conseil constituionnel leurs parrainages pour Alain Juppé. George Fenech estime que la droite devait se prémunir de la _"chute imminente" de François Fillon. "Je ne fais pas campagne pour François Fillon parce que je ne peux pas accepter que toute ma famille politique soit prise en otage",_ a ajouté l'ancien soutien de François Fillon.

Le Maire, premier rallié, premier parti

L'ancien ministre de l'Agriculture et candidat malheureux à la primaire, avait rejoint l'ex-Premier ministre au soir du premier tour de la primaire de la droite. Mais mercredi c'en est trop: au "nom du respect de la parole donnée", Bruno Le Maire démissionne de ses fonctions dans la campagne. Il était chargé des questions internationales et européennes. Plusieurs de ses soutiens lui ont emboîté le pas: les députés LR Franck Riester, Laure de La Raudière, Alain Chrétien, le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau ou encore le centriste Yves Jégo. En revanche, Damien Abad a lui confirmé son soutien.

Catherine Vautrin, vice-présidente de l'Assemblée, lui demande de jeter l'éponge

Catherine Vautrin, députée LR, veut que "François Fillon consacre toute son énergie à défendre son honneur" et réclame "un autre candidat". Cette ancienne trésorière de l'UMP assure à ce stade n'avoir "pas la réponse" sur le nom de ce plan B. Autre sarkozyste dépité, le député LR Sébastien Huygue, qui lance cruellement: "En ce moment je pense au Général de Gaulle...". "On ne peut pas dire "les yeux dans les yeux" aux Français qu'on se retirera en cas de mise en examen et faire le contraire aujourd'hui", a-t-il fait valoir. Parmi les mécontents, le député Pierre Lellouche ou encore Jean-Luc Warsmann, ex-président respecté de la commission des Lois de l'Assemblée.

Les centristes pourraient quitter le navire

Le président des députés UDI, Jean-Christophe Lagarde, a expliqué qu'il suspendait la participation à la campagne de François Fillon, et prévoit de réunir un bureau exécutif la semaine prochaine pour "une décision collective". Le sénateur de la Haute-VienneJean-Marc Gabouty appelle également François Fillon à "avoir une attitude responsable"

Fabienne Keller lui demande de retirer sa candidature

Pour la sénatrice LR Fabienne Keller, qui a fait activement la campagne d'Alain Juppé, il n'est "pas possible de continuer à faire campagne contre la justice". Elle a appelé mercredi soir "François Fillon à prendre une décision plus grande que son destin personnel, à prendre en compte le destin de la France".