Politique

Après Maurice Vincent, Jean-Louis Gagnaire aussi "tourne la page" du PS pour Emmanuel Macron

Par Valentine Letesse, France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 30 janvier 2017 à 16:34

Jean-Louis Gagnaire, député socialiste de la Loire
Jean-Louis Gagnaire, député socialiste de la Loire © Radio France - Tifany Antkowiak

Moins de 24 heures après la victoire de Benoît Hamon à la Primaire du parti socialiste, Jean Louis Gagnaire député de la Loire, annonce "tourner la page du PS" pour rejoindre le mouvement d'Emmanuel Macron, tout comme le sénateur Maurice Vincent.

"Seul Emmanuel Macron peut mettre en échec le duel annoncé entre la Droite de François Fillon et l'extrême Droite de Marine Le Pen" lâche Jean-Louis Gagnaire, député PS de la deuxième circonscription de la Loire. Tout comme Maurice Vincent, sénateur socialiste de la Loire, le député a décidé de "tourner la page PS". S'il candidate aux prochaines élections législatives, il le fera sous l'étiquette "En Marche", le mouvement d'Emmanuel Macron et pas dans le cadre du Parti Socialiste.

"Moi je ne suis pas obligé de me suicider avec les autres."
- Jean-Louis Gagnaire, député socialiste de la deuxième circonscription de la Loire.

Maurice Vincent, sénateur PS de la Loire "préfère être loyale à mes idées, plutôt qu'à un parti". Pour lui, le projet de Benoît Hamon, élu candidat du Parti Socialiste à l'élection présidentielle de 2017 "n'est ni crédible ni réaliste". Pire, "c'est une impasse politique". Puisque Jean-Luc Mélenchon refuse de rejoindre le PS, il sera impossible de faire barrage à une droite "réactionnaire" au second tour imagine déjà l'ancien maire de Saint-Étienne.

L'arrêt de mort du PS ?

Ce ne sont pas les seuls élus socialistes de France à se tourner vers l'ancien ministre de l'économie. Si beaucoup respectent le verdict de la Primaire, ils sont tout aussi nombreux à ne plus se reconnaître dans une "synthèse molle et à un rassemblement de faux amis" explique Jean-Louis Gagnaire. Le député fait notamment parti des "réformateurs" qui présenteront ce mardi 31 janvier un texte pour proposer un droit de retrait. "C'est à dire de tourner la page" pour parler clairement.

Serait-ce la fin du parti socialiste ? "C'est dommageable, c'est sûr" concède Maurice Vincent, sénateur de la Loire. Mais pour le député socialiste, Jean-Louis Gagnaire, "il est temps de s'engager sur des bases claires et transparentes". Pourtant, les deux élus refusent de quitter le PS, un parti dans lequel ils se sont engagés de nombreuses années.