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Après les départementales et les régionales : la droite orléanaise est-elle fragilisée ?

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Par , France Bleu Orléans

3 adjoints orléanais battus aux élections départementales et la gauche nettement en tête aux élections régionales à Orléans : la droite locale a connu un dimanche difficile. Faut-il pour autant considérer que Serge Grouard est affaibli, 1 an après son retour à la mairie ? Pas si sûr.

Au second tour des élections régionales, la liste du PS François Bonneau a obtenu 48% des voix à Orléans, loin devant le LR Nicolas Forissier (23%)
Au second tour des élections régionales, la liste du PS François Bonneau a obtenu 48% des voix à Orléans, loin devant le LR Nicolas Forissier (23%) © Radio France - François Guéroult

C'était il y a un an, presque jour pour jour : Serge Grouard (LR) remportait à nouveau les élections municipales à Orléans, délogeant du fauteuil de maire son successeur-prédécesseur Olivier Carré (ex LR soutenu notamment par LREM). Un an après, l'heure n'est plus aux sourires mais à la gueule de bois pour la droite orléanaise.

Aux départementales, la chute de 3 adjoints au maire d'Orléans

Il y a d'abord 3 adjoints proches de Serge Grouard qui ont été battus aux départementales : Jean-Paul Imbault, Béatrice Barruel et Florence Carré. Même si seul Jean-Paul Imbault était conseiller départemental sortant parmi eux et même si l'écart de voix a été faible (8 voix d'écart à Orléans-2 St Marceau !), cela fait beaucoup. S'y ajoute la défaite de Nathalie Kerrien, ancienne adjointe à la Culture et membre désormais du cabinet du maire. Sans oublier l'échec d'Olivier Geffroy, avec qui Serge Grouard vient de se réconcilier malgré leurs différends aux municipales (cf. plus loin). Seules les réélections de Jean-Pierre Gabelle et de Nadia Labadie permettent de sauver les meubles, mais là aussi le binôme est passé très près d'un échec. 

Il y a aussi le résultat des régionales : 48% des voix pour la liste de François Bonneau à Orléans, alors que la gauche n'avait obtenu que 32% aux municipales l'an passé. Malgré l'abstention, le contraste est saisissant : on a compté à Orléans 4 387 bulletins pour la liste LR-UDI de Nicolas Forissier alors que Serge Grouard, avec le même soutien LR-UDI, avait réuni  9 098 voix aux municipales. Maigre consolation pour la municipalité : Florent Montillot, 1er adjoint UDI à Orléans, reste conseiller régional.

Serge Grouard, un cas à part à Orléans

Faut-il y voir une équipe municipale désavouée un an après son installation ? Rappelons d'abord qu'avant le redécoupage des cantons en 2015, la gauche a déjà eu des élus orléanais au Département du Loiret (jusqu'à détenir 5 cantons sur 6 en 2011), avec parfois des figures emblématiques - les socialistes Michel Brard à St Marceau et Micheline Prahecq à l'Argonne, le communiste Michel Ricoud à la Source. 

Cela confirme surtout combien l'élection de Serge Grouard l'an passé s'est faite sur son nom et grâce à la relation particulière qu'il a su nouer au fil des ans avec les Orléanais, au-delà des seuls clivages politiques : on avait déjà observé le même phénomène en 2014, où la gauche avait été sèchement battue dès le premier tour des municipales malgré le succès sans précédent de François Hollande en 2012, premier candidat de gauche à arriver en tête à Orléans au second tour d'une élection présidentielle.

Le grand perdant : Olivier Geffroy

Au final, le grand perdant de dimanche au sein de la droite orléanaise semble plutôt à chercher du côté d'Olivier Geffroy. L'ancien président des LR dans le Loiret, déjà affaibli par la séquence des municipales l'an passé, se remettra-t-il de sa défaite aux départementales ? Après une ascension fulgurante, la chute l'est tout autant.   

Olivier Geffroy a subi dimanche un sérieux coup d'arrêt à ses ambitions politiques.
Olivier Geffroy a subi dimanche un sérieux coup d'arrêt à ses ambitions politiques. © Radio France - François Guéroult

"J'ai fréquenté en funambule à peu près tous les étages de la République" écrivait Olivier Geffroy sur son blog en 2014, lors de son entrée sur la scène politique orléanaise. Manière d'avertir qu'il faudrait dorénavant compter sur lui et son expérience nourrie- il a été sous-préfet du Cher, membre du cabinet du président du Sénat à l'époque Christian Poncelet, chef de cabinet de Jean-Louis Borloo au ministère de l'Ecologie.... Localement, il a aussi réussi un sans-faute pour ses débuts en politique : adjoint à la Sécurité à Orléans ; élu conseiller départemental du Loiret en 2015, avec des responsabilités importantes au Département : rapporteur du budget, président de la centrale d'achat Approlys, président de la Fondation Sologne qui gère le Domaine du Ciran. C'est tout naturellement qu'il prend les rênes du parti LR dans le Loiret en octobre 2018.

Mais la machine s'est enrayée en octobre 2017, quand il a dû renoncer à l'idée de se présenter contre Marc Gaudet à la présidence du Département en remplacement d'Hugues Saury, devenu sénateur. Et surtout en 2020, quand il a la mauvaise idée de soutenir Olivier Carré aux municipales, ce qui lui vaut d'être exclu des LR en décembre dernier. Même si à 50 ans il peut toujours espérer rebondir, Olivier Geffroy, qui n'est plus que simple conseiller municipal, a subi indéniablement dimanche un sérieux coup d'arrêt dans ses ambitions politiques - lui qui rêvait, notamment, de devenir un jour député du Loiret.

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