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Politique

Après un taux d’abstention record, deux candidats se disputent "l’héritage" Dassault à Corbeil-Essonnes

vendredi 6 juillet 2018 à 7:05 Par Valentin Dunate, France Bleu Paris et France Bleu

"L’héritage" Dassault se dispute ce dimanche à Corbeil-Essonnes lors du deuxième tour de l’élection cantonale partielle, pour élire le conseiller départemental qui remplacera Serge Dassault. Le taux d’abstention dimanche dernier était de 89.09%.

Le portait de Serge Dassault affiché lors de son décès
Le portait de Serge Dassault affiché lors de son décès © Radio France - Valentin Dunate

Corbeil-Essonnes, France

Seul un électeur sur 10 s’est déplacé dimanche dernier et cela risque encore d’être le cas ce dimanche où deux candidats s’affrontent : D’un côté, Jean-Bierre Bechter (Les Républicains), le maire actuel, poulain de Serge Dassault, décédé le 28 mai dernier. De l’autre, Elsa Touré de (La France Insoumise). A eux deux, les candidats rassemblent à peine plus de 6% des inscrits. 

Jean-Pierre Bechter représente 4% des électeurs inscrits et Elsa Touré 2%

Jean-Pierre Bechter est arrivé en tête avec 1215 voix (35,06%) et Elsa Touré, candidate France Insoumise est arrivée à la deuxième position avec 754 voix. (21,76%°). Des chiffres qui ne veulent pas dire grand chose quand on sait que 89.09% des électeurs de ce canton ne se sont pas déplacés aux urnes. 

Des élus LR avec La France Insoumise 

Entre les deux tours, des jeux d’alliance surprenant se sont mis en place. Ce qu’il faut retenir c’est qu’à Corbeil-Essones, les idéologies ou les couleurs politiques n’ont plus guère de sens. Il est bien question d’une querelle entre les anciens et les modernes. Ceux qui veulent poursuivre le travail entrepris par Serge Dasssault et Jean-Pierre Bechter et ceux qui veulent y mettre un terme. En ce sens, certains élus des Républicains ont par exemple décidé de soutenir la candidate France Insoumise entre les deux tours. 

Le hall d'entrée de la mairie de Corbeil - Radio France
Le hall d'entrée de la mairie de Corbeil © Radio France - Valentin Dunate

"Pour détourner un avion, mieux vaut être dedans"

Forcément au parti de Jean-Luc Mélenchon, le manque de représentativité du ou de la futur(e) élu(e) "pose question" mais comme le dit Manuel Bompart, coordinateur de campagne de La France Insoumise : "même si les règles du jeu sont biaisées, à partir du moment ou la partie est en cours, on s’engage dans la bataille". En souriant, il ajoute cette phrase : "Pour détourner un avion, mieux vaut être dedans", référence bien évidemment au passé industriel de Serge Dassault dont l’ombre plane toujours sur cette élection. 

Que dit la loi ? 

"Pour qu'un binôme puisse se présenter au second tour, il doit avoir obtenu au premier  tour un nombre de voix au moins égal à 12,5 % du nombre des électeurs inscrits dans le canton(art. L. 210-1, alinéa 10)". En l’occurence, les deux candidats arrivés en tête représente à peine 6% des inscrits. "Si aucun binôme ne remplit cette condition, seuls les deux binômes arrivés en tête peuvent se maintenir au second tour".