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Arnaud Robinet, maire de Reims : "Je ne serai pas forcément candidat avec l'étiquette d'un parti"

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Au lendemain de la démission de Laurent Wauquiez de son poste de président des Républicains, le maire (LR) de Reims, Arnaud Robinet, était l'invité ce lundi matin de Léa Salamé sur France Inter, pour évoquer l'avenir de son parti, et les futures élections municipales.

"C'est un échec cuisant pour la droite et le centre", dit Arnaud Robinet.
"C'est un échec cuisant pour la droite et le centre", dit Arnaud Robinet. © Maxppp - Maxppp

Est-ce que Laurent Wauquiez avait un autre choix que celui de démissionner ?

Non, je crois que sa démission était inévitable. Je pourrais même parler de soulagement pour l'ensemble de la famille politique et pour l'ensemble des sympathisants de la droite et du centre. Au delà de la question de l'homme, c'est aussi la ligne politique, depuis son élection à la tête du parti en 2017, qui ne correspondait pas du tout à l'attente de nos concitoyens.Il avait été très largement élu, mais par une assiette [sic] de militants relativement restreinte à l'époque.  Dans chaque parti politique, ceux qui se mobilisent au départ sont les plus virulents, les plus traditionalistes et je ne suis pas sûr que Laurent Wauquiez représentait l'ensemble de la famille de la droite et du centre. 

>>> Une interview à écouter sur France Inter

Donc vous êtes soulagé ce matin ?

C'est ça oui, soulagé pour ma famille politique.

Quel bilan laisse Laurent Wauquiez à la fin de son année et demie à la tête des Républicains ? Tout est négatif ?

Le résultat est là. C'est un échec cuisant pour la droite et le centre. Alors oui, son bilan est négatif. 

Vous avez pourtant signé une tribune, vous et Christian Estrosi pour dire que vous vous retrouviez parfaitement dans cette liste.... 

J'ai soutenu cette liste pour plusieurs raisons. Premièrement, cette liste m'a fait penser que l'on on retrouvait l'ADN de l'UMP, créé par Jacques Chirac et ensuite par Nicolas Sarkozy. Parce que derrière François-Xavier Bellamy, qui a une forme de sérénité de prise de hauteur, et qui est quelqu'un de brillant, il y avait Arnaud Danjean, qui n'était quand même pas réputé pour être un élu de la droite conservatrice, Agnès Evrard, proche de Valérie Pécresse...

Et puis, quand on quand on fait un choix pour une élection européenne on regarde également les propositions qui sont aussi en relation avec votre territoire. Moi, il y avait la question des droits de plantation, la question de la PAC qui sont extrêmement importantes pour mon territoire, et il y avait un candidat de mon territoire sur cette liste, ce qui n'était pas le cas des autres listes.

On peut être un véritable partenaire de la majorité.

Est-ce-qu'il faut remplacer Laurent Wauquiez ou est-ce qu'au fond la droite a trouvé son chef, en la personne d'Emmanuel Macron ?

Aujourd'hui je pense qu'il y a de la place entre LREM et le Rassemblement National. Parce que je trouve que jouer cette bipolarisation entre les progressistes et les nationalistes, comme le souhaite Emmanuel Macron, c'est extrêmement dangereux pour notre pays. Parce qu'elle sera la seule alternance possible à ce moment là dans quelques années, Si Emmanuel Macron échoue ? Ce sera l'extrême droite, et ça je ne le veux pas.

Emmanuel Macron et Arnaud Robinet, derrière lui, lors de la cérémonie d'hommage aux Armées Noires, le 6 novembre 2018 à Reims.
Emmanuel Macron et Arnaud Robinet, derrière lui, lors de la cérémonie d'hommage aux Armées Noires, le 6 novembre 2018 à Reims. © Radio France - Alexandre Laurent

Et je pense véritablement qu'il y a cette place pour la droite et le centre mais pas une droite qui est contre. La droite était contre le communisme, contre le socialismes.. Il faut aussi évoluer. On peut être un véritable partenaire de la majorité. On est aussi des élus libres, et notamment les élus locaux. On le dit quand les choses vont dans le bon sens, et on est aussi critiques quand on considère que les choses n'avancent pas comme on le souhaite. Sur la question de la décentralisation par exemple, il y a désaccord entre les élus locaux de la droite et du centre et Emmanuel Macron. Mais on peut également être des partenaires. 

Partenaires... Mais vous restez chez LR ?

Oui, je reste chez LR, et je pense qu'il ne faut pas abandonner sa famille politique lorsque celle-ci connaît des graves difficultés. 

Alors qui doit remplacer Laurent Wauquiez. Quelle personnalité, quel profil ?

Est-ce que c'est aujourd'hui le moment de laisser la place à une nouvelle génération ? Peut être....

La première question, c'est de savoir si je serais candidat [aux municipales 2020], et franchement aujourd'hui ce n'est pas si évident que cela.

[interrompt] Est-ce que vous êtes candidat la tête du parti ?

Aujourd'hui, je ne suis candidat à rien. Mais par contre, je peux être utile à redéfinir cette nouvelle ligne politique. Par l'expérience qui est la mienne, en tant que parlementaire, mais également aujourd'hui en tant que maire d'une grande ville, au contact quotidien avec mes concitoyens. Mais derrière ça, je dis "attention". Ce n'est pas en réunissant des bureaux extraordinaires à Paris, rue de Vaugirard, que l'on va pouvoir redéfinir une ligne politique avec uniquement des parlementaires. Faisons appel aux élus locaux. A de nouvelles énergies, à de nouveaux élus et à de nouveaux visages... 

Le moment n'est pas de dire qui sera candidat. Il faut arrêter avec ces histoires d'hommes ou de femmes. Je le dis sincèrement, ce qui est important c'est cette ligne politique.  La question, ce n'est pas Laurent Wauquiez, même si il a incarné cette ligne politique. Mais le vrai sujet c'est : qu'est-ce que la droite aujourd'hui en 2019 ?

Est ce que vous allez vous présenter aux municipales dans moins de huit mois avec une liste commune LR/La République En Marche ? 

La première question, c'est de savoir si je serais candidat, et franchement aujourd'hui ce n'est pas si évident que cela. Je réunis, je travaille mon objectif c'est de mener à terme mon mandat. Si je suis candidat, je ne serai pas forcément candidat avec une étiquette parce que j'aurai un bilan. J'aurai un projet ça c'est plus important que d'avoir telle ou telle étiquette sur mon affiche électorale. 

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