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Assemblée de Corse : passe d’armes politique autour du futur plan de transformation et d’investissement

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Par , , France Bleu RCFM

Programmé pour la période 2022 – 2027, le plan de transformation et d'investissement pour la Corse (PTIC) doit donner lieu à 500M€ d’investissements au service des grands travaux et de l’innovation. Entre majorité territoriale et opposition, les débats ont été vifs.

Le plan de transformation et d'investissements pour la Corse a donné lieu à une passe d'armes politique
Le plan de transformation et d'investissements pour la Corse a donné lieu à une passe d'armes politique © Maxppp - maxppp

Le plan de transformation et d'investissement pour la Corse (PTIC) a donné lieu à une passe d'armes politique.

Présenté hier à l'Assemblée de Corse, le rapport permet d'acter la stratégie de mise en œuvre de ce PTIC, censé prendre la suite du plan exceptionnel d'investissements (PEI), à partir de 2022.
Durant cinq ans, près de 500M€ sont prévus pour réaliser des grands travaux mais aussi financer l'innovation.

Mais au-delà de l’enjeu économique, ce rapport a fait l’objet de nombreuses critiques de l’opposition, qui d’ailleurs, ne l’a pas voté. Le groupe « Andà per dumane » (LREM), ainsi que Pierre Ghionga et Isabelle Feliciaggi de « La Corse dans la République » se sont abstenus. Les groupes « Per l’avvene » et « La Corse dans la République » (droite) ont voté contre.

« Je ne souhaite pas d’un jacobinisme du cours Grandval »

Cette phrase, c’est celle de Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio et président du groupe « Andà per dumane », qui fait ainsi référence à l’adresse de l’hôtel de région. Plus globalement, l’opposition estime que l’exécutif nationaliste tente d’imposer sa méthode en écartant l’Etat, pourtant financeur à 80%.

« Par le passé, vous avez-vous-même été amené à dire que celui qui paye décide, mais vous reprochez aujourd’hui à l’Etat, le fait de ne pas vouloir associer la Collectivité de Corse, alors qu’il est le seul financeur » a notamment déclaré, en s’adressant au président de l’exécutif, Marie-Thérèse Mariotti, conseillère territoriale du groupe de droite« Per l’avenne », avant de rajouter« Pourquoi vouloir co-décider sur un projet porté par une intercommunalité, sans que la Collectivité de Corse ne participe au financement du projet ? ».

Valérie Bozzi, présidente du groupe de droite « La Corse dans la République » plaide elle aussi pour que les collectivités locales traitent directement avec l’Etat, sans passer obligatoirement par la CDC. « Votre volonté centralisatrice, avec des critères assez obscurs, ce n’est pas la bonne méthodologie » lance-t-elle à l’exécutif. 

L’exécutif veut garder le cap

Gilles Simeoni, le président du conseil exécutif estime que l’opposition se trompe et défend sa méthodologie. « Le premier risque de cette façon de faire, c’est qu’il n’y ait pas de cohésion d’ensemble et que l’on se retrouve au final avec une politique de saupoudrage. Le second, c’est qu’il n’y ait pas de critères lisibles et équitables, qui garantissent que tout le monde ait accès de la même façon aux financements ».

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