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Politique

Assistants parlementaires du MoDem : le parquet de Paris ouvre une enquête

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le parquet de Paris a annoncé, vendredi, l'ouverture d'une enquête préliminaire pour abus de confiance et recel dans l'affaire des emplois présumés fictifs du MoDem. Par ailleurs, François Bayrou a appelé la rédaction de Radio France pour se plaindre de l'enquête des journalistes sur son parti.

L'enquête porte sur des soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen.
L'enquête porte sur des soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen. © Maxppp -

Le MoDem a-t-il eu recours à des emplois fictifs au Parlement européen ? C'est ce que la justice va tenter d'établir, le parquet de Paris ayant annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire ce vendredi.

Une dizaine de salariés concernés

Cette décision fait suite au signalement auprès du parquet de Paris, fait mercredi par un ancien salarié du MoDem, de la réalité de son emploi comme assistant parlementaire auprès de l'ancien eurodéputé Jean-Luc Bennahmias. Ce témoin affirme avoir été en partie rémunéré en 2011 sur l'enveloppe parlementaire de l'ex-eurodéputé du Sud-Est, alors qu'il avait été recruté en CDI pour travailler au sein du parti centriste.

L'enquête, ouverte pour "abus de confiance et recel de ce délit", a été confiée à l'office anticorruption de la police judiciaire. Elle va s'attacher à examiner le cas d'autres employés du parti centriste qui auraient également été rémunérés en qualité d'assistants parlementaires d'eurodéputés. Selon les informations recueillies par franceinfo, une dizaine de salariés du siège du parti étaient parallèlement collaborateurs des députés européens du Modem sur la période 2009-2014.

Le MoDem a réfuté ces accusations, tout comme Jean-Luc Bennhamias, ce vendredi sur franceinfo.

Le coup de téléphone de François Bayrou à Radio France

Ce vendredi, France Inter révèle que le ministre de la Justice a personnellement contacté la cellule investigations de Radio France, en pleine enquête sur son parti. Mercredi après-midi, quelques heures avant la diffusion par France Inter et franceinfo de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs au Modem, Jacques Monin, le directeur de la cellule investigations de Radio France, reçoit un coup de téléphone du ministre lui-même, raconte France Inter : "Il s'est plaint auprès de moi en expliquant que des journalistes de la direction de l'investigation auraient des méthodes inquisitrices, qu'ils jetteraient le soupçon sur des salariés du MoDem en les interrogeant de manière abusive", raconte Jacques Monin. Le garde des Sceaux ajoute qu'il étudie, avec ses avocats, la possibilité d'une qualification de harcèlement.

Le journaliste explique au ministre qu'il est "hors de question de demander à son équipe d'arrêter l'enquête." Sur le siteMédiapart, le ministre de la Justice balaie les accusations de pression : "Ce n’est pas une menace, ni de l’intimidation. explique-t-il. "J’ai seulement dit que je trouvais cela choquant. Ce n’est pas le ministre de la Justice ni le président du MoDem qui a appelé, c’est le citoyen."

Les assistants parlementaires visés par plusieurs enquêtes

Les soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen sont déjà au cœur de deux procédures judiciaires. Une enquête préliminaire pour abus de confiance, visant 19 eurodéputés de tous bords, dont la ministre Marielle de Sarnez, a été ouverte par le parquet de Paris le 22 mars après le signalement d'une eurodéputée du Front national, Sophie Montel, qui dénonçait des cas d'assistants cumulant leur travail au Parlement avec des fonctions politiques.

Le FN est lui-même visé par une enquête des juges d'instruction, soupçonné d'avoir mis en place un système pour rémunérer ses permanents avec des crédits européens, en les faisant salarier comme assistants de ses eurodéputés.

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