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Politique

Au Malesherbois, deux ans après, comment vit-on la fusion des sept communes ?

mercredi 10 janvier 2018 à 6:07 Par Eric Normand et Fanny Bouvard, France Bleu Orléans et France Bleu

Le Malesherbois a tout juste deux ans. C'est le premier janvier 2016, que sept communes du Nord du Loiret ont officiellement fusionné pour ne former qu'une seule ville de 8.000 habitants. Au quotidien, il y a eu peu de changements. Mais des ajustements sont encore nécessaires.

le Malsherbois est une commune nouvelle, un regroupement de 7 communes
le Malsherbois est une commune nouvelle, un regroupement de 7 communes - internet

Loiret, France

Au Malesherbois, fusion ne rime pas vraiment avec révolution, notamment sans la vie quotidienne. Il a fallu faire quelques ajustements, ils sont visibles dès les entrées de ville. Le conseil départemental du Loiret a payé pour le changement de tous les panneaux. En dessous du nom des sept communes déléguées (Coudray, Labrosse, Mainvilliers, Malesherbes, Manchecourt, Nangeville et Orveau-Bellesauve), la mention "commune du Malesherbois" a été ajouté en tout petit. 

Des noms de rue modifiés

25 noms de rues ont aussi été modifiés dès 2016. Il est en effet impossible d’avoir plusieurs rues de l'église dans la même ville. Sarah vit à Orveau-Bellesauve et son adresse a changé. « De rue Bel-Air, on est passé à la rue de la Brize, explique-t-elle. Il a fallu faire quelques démarches administratives, pour les factures ou le travail. » Cela n’a présenté aucun souci pour elle mais ce n'est pas le cas de tous les habitants. Certains ont dû batailler plusieurs semaines pour que leur situation soit comprise par l'Etat. Mais dans l'ensemble deux ans plus tard, les choses sont rentrées dans l'ordre.

Une vraie complexité politique

Entre élus, il est plus compliqué de trouver des consensus. Pour Delmira Dauvilliers, la maire du Malesherbois et ancienne maire de Malesherbes, la plus grande des communes déléguées, il y a quand même beaucoup de positif. 

« Paradoxalement, ça ne change pas grand-chose, si ce n’est qu’il faut administrer sept communes et non plus une seule, explique-t-elle. Avec les sept maires délégués. » Au total, avec les élus municipaux, ça représente 89 élus autour de la table du conseil municipal. Delmira Dauvilliers l’admet « c’est difficile de tomber d’accord, mais nous faisons marcher la démocratie, vote après vote ».

Et pour certains élus, les communes déléguées finissent par être oubliées. Marie-Françoise Fautrat, représente Nangeville et ses 120 habitants. « On n’est pas impliqué, raconte-t-elle. On n’est parfois même pas  tenu au courant de ce qu’il se passe dans nos communes. » 

Mais la façon actuelle de fonctionner n’est pas définitive. En 2020, lors des municipales, le nombre d'élu va passer à 33. Pour Marie-Françoise Fautrat, d’ici là les crispations seront exacerbées. « Les gens dans nos communes déléguées ne se sentent plus concernés et en 2020, on n'aura plus personne pour les élections ! ».

Et les économies promises, où sont-elles ?

C’était l’une des grandes promesses, derrière les fusions de communes : de vraies économies d’échelles, avec la disparition de certains services en double ou des achats groupés. 

Au Malesherbois, le nombre d’employés de la mairie est resté identique, comme le nombre d’élus. Cela va changer, mais pour l’instant aucun euro n’a été économisé. 

Delmira Dauvilliers précise que seuls les achats groupés et des négociations avec les vendeurs ont permis des économies. « C’est plus facile de discuter pour une commune de 8.000 habitants que pour 200, détaille-t-elle. Sur le matériel, sur les produits d’entretiens… Pour l’instant, on est entre 200.000 et 300.000 euros d’économies par an. » Une somme conséquente, mais limitée au vu des baisses de dotations de l’Etat.