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Aucun parlementaire d'Indre-et-Loire ne signe pour le référendum sur la condition animale

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Par , France Bleu Touraine

Plusieurs associations de défenses des animaux ont lancé début juillet une tentative de référendum d'initiative partagée sur la condition animale. Pour le déclencher, elles doivent récolter la signature de 185 parlementaires. Aucun de ceux d'Indre-et-Loire n'a signé jusqu'ici.

Parmi les six propositions de ce référendum : interdire la chasse à courre.
Parmi les six propositions de ce référendum : interdire la chasse à courre. © Maxppp - Philippe Clément

Améliorer les conditions de vie des animaux, que ce soit dans les élevages ou à l'état sauvage. C'est l'objectif de la tentative de référendum d'initiative partagée (RIP) lancée au début de l'été par plusieurs associations de défenses des animaux dont L214, WWF, One Voice, la SPA soutenues par des dizaines de personnalités comme le photographe Yann-Arthus Bertrand mais aussi les patrons de Free, Meetic ou Vente Privée.  Parmi les six propositions du "Référendum pour les animaux" : l'interdiction de la chasse à courre, de l'élevage en cages, des spectacles avec des animaux sauvages.  

Un sujet trop complexe pour trancher par oui ou non 

Pour déclencher un vote, il faut la signature de quatre millions de citoyens et celle de 185 parlementaires. Sur leur site, les initiateurs du projet annoncent pour l'instant avoir récolté le soutien de 142 parlementaires. Aucun députés ou sénateurs d'Indre-et-Loire n'en fait partie. La plupart d'entre eux s'accordent sur le fait de soutenir la défense de la cause animale mais estiment que le sujet est trop complexe pour trancher par oui ou non. Seul le sénateur et ancien agriculteur Pierre Louault semble ne pas vouloir se pencher sur la question et dénonce une démarche portée par "des néo je ne sais pas quoi. Ils ne connaissent rien à la campagne et ils veulent fixer des règles qui sont leurs règles mais pas forcément des règles des lois de la nature, ni des règles formées de bon sens."

Pour ses confrères Isabelle Raimond-Pavero et Serge Babary, le problème n'est pas le fond mais la forme. Avancer sur la condition animale et nécessaire mais il faut penser à toutes les conséquences estime le sénateur en prenant l'exemple de l'interdiction de l'élevage en cage : "Il faudrait aussi indiquer dans le texte qu'on s'interdira d'importer des produits similaires élevés dans les conditions qui ne seront plus celles de l'élevage, modifiées par ce texte, parce que sinon on va tuer des filières économiques."

Plutôt une proposition de loi pour débattre au parlement

Serge Babary estime comme les autres parlementaires tourangeaux que le débat est nécessaire : "On peut être d'accord pour un point et pas les autres mais on a qu'une réponse à donner. Ça mérite discussion à chaque fois. La loi, une fois que c'est voté, c'est voté, on ne peut plus y revenir, c'est quand même lourd de conséquences." Le député d'Amboise Daniel Labaronne est lui aussi favorable à une proposition de loi débattue à l'Assemblée nationale. Et c'est en bonne voie assure Philippe Chalumeau, député de Tours et membre du groupe de travail sur le bien être animal : "Nous sommes en train de travailler à une proposition de loi un peu plus consensuelle parce que le sujet est quand même très, très complexe. Je soutiens le bien être animal mais le RIP tel qu'il est proposé, je le trouve beaucoup trop clivant."

Également membre de ce groupe de travail, la député de Chinon Fabienne Colboc est la seule à se dire prête à soutenir ce RIP qui "ne lui fait pas peur puisqu'il amène forcément un débat." Mais elle ne le ferait qu'après avoir échangé avec les acteurs des filières concernées comme la chasse ou l'agriculture. D'après Philippe Chalumeau, évoluer sur la condition animale est en tout cas une priorité du groupe En marche et la proposition de loi devrait être soumise au débat l'année prochaine. 

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