Politique

Audit financier, triumvirat, Bygmalion : Copé dénonce "les règlements de compte personnels" à l'UMP

Par Julie Guesdon, France Bleu mercredi 9 juillet 2014 à 11:17

Jean-François Copé
Jean-François Copé © Maxppp

Jean-François Copé est sorti de son silence ce mercredi matin. Dans un message qu'il publie sur sa page Facebook, l'ancien président de l'UMP évoque la situation financière du parti et critique sa nouvelle direction, trop occupée dans des "règlements de compte personnels" pour véritablement jouer son rôle d'opposant politique.

L'ancien président de l'UMP est sévère. Sur sa page Facebook, Jean-François Copé a fortement critiqué ce mercredi les affaires qui plombent le parti. Des troubles sur le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 aux scandaleuses dépenses de l'UMP, Jean-François Copé regrette "les règlements de compte personnels" qui "rendent l'UMP inaudible".

Alors que l'UMP, lestée d'une lourde dette de 74,5 millions d'euros, est incertaine sur son avenir après 2017, Jean-François Copé critique la nouvelle direction du parti.

"L'UMP est en difficulté depuis la campagne 2012"

Pourtant, c'est bien sous sa présidence que le train de vie de l'UMP est pointé du doigt. L'audit réalisé cette semaine montre d'importantes dépenses : notamment les 24.000 euros de billets d'avion pour Nadia Copé, l'épouse du député-maire de Meaux et les 10.000 euros de facture de téléphone portable pour Rachida Dati. En filigrane, l'ancien président du parti se défausse et accuse ceux "qui passent le plus clair de leur temps à salir l'UMP".

Dénonçant "les boules puantes distillées dans la presse" , tout comme Luc Chatel, le secrétaire général intérimaire du parti, Jean-François Copé affirme : "le fameux audit, qui devait m’incriminer, confirme très exactement les chiffres que j’avais communiqués depuis des semaines en toute transparence."

Enfin, Jean-François Copé a rappelé que les diffucultés financières du parti proviennent du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy. Des financements, rappelons-le, actuellement examinés par la Justice depuis les révélations sur l'affaire Bygmalion qui a obligé le président de l'UMP à démissionner en juin dernier.

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