Politique

Aurélie Filippetti : "Le renoncement de François Hollande, c'était la seule issue possible pour la gauche"

Par Rachel Noel, France Bleu Lorraine Nord vendredi 2 décembre 2016 à 8:38

Aurélie Filippetti, députée PS de Moselle
Aurélie Filippetti, députée PS de Moselle © Maxppp - PHOTOPQR/MIDILIBRE

Après l'annonce de François Hollande, de ne pas se présenter à la présidentielle, la députée de Moselle, Aurélie Filippetti parle de décision responsable. Elle fustige les candidats de gauche qui se présenteraient hors des primaires.

L'annonce du renoncement de François Hollande a surpris tout le monde en Moselle, y compris dans le camp de la gauche. La députée PS de Moselle, Aurélie Filippetti, anciennne ministre de François Hollande salue une décision responsable. La seule qui permet à la gauche d'espérer être présente au second tour de la présidentielle : "C’est la seule issue possible pour la gauche, parce qu’il y avait eu trop de désarroi dans notre électorat pour que notre président puisse espérer l’adhésion des militants de gauche lors de la primaire".

Cette annonce ouvre la porte à une candidature de Manuel Valls à la primaire. Et pour la député de Moselle, il porte, comme François Hollande, la politique menée par le gouvernement : "Le bilan de Manuel Valls, c’est le bilan du président de la République. Ce n’est pas une question de personne. C’est la politique qui a été menée qui nous a conduit dans une impasse. Cette politique, elle a aussi bien été menée par Manuel Valls que par le président de la République".

La droite s’est choisi un candidat, il nous faut un candidat de gauche qui soit vraiment de gauche - Aurélie Filippetti

Pour la député de Moselle, le débat des primaires va maintenant se recentrer sur la ligne politique à suivre. : "Quelle est la gauche que nous voulons ? Est-ce qu’on veut une gauche libérale et autoritaire ou est ce qu’on veut une gauche moderniste et qui protège les salariés de notre pays ? C’est ça l’enjeu de la primaire".

Florange : le symbole et la première erreur

En Moselle, l'épisode qui a marqué, c'est celui du combat d'Arcelormittal à Florange. Aurélie Filippetti considère que c'est la première erreur du président de la République : "C’est là que pour la première fois, le président de la République a manqué d’audace. Il a plié face à une sorte de real politique des marchés financiers".

Elle considère qu'il y a eu trop de solutions imposées par la doctrine libérale : l’austérité et les coupes dans les dépenses publiques.

"Je trouve encore plus absurde qu’il y ait certains candidats de gauche qui se mettent en dehors de la primaire. Comment Macron qui dit qu’il est dans le camp progressiste va-t- justifier une candidature qui risque de contribuer à éliminer la gauche au premier tour de l’élection présidentielle ?

Pour elle, seule la primaire peut permettre le rassemblement et la qualification au deuxième tour de la présidentielle : "Les candidats qui se placent en dehors de la primaire. Ils prennent une lourde responsabilité dans l’élimination de la gauche au premier tour de la présidentielle".

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