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Politique

B. Retailleau : "malheureusement pour STX, ce n'est pas un champion européen qu'on va créer mais un champion italien"

vendredi 29 septembre 2017 à 9:02 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan

Bruno Retailleau a boycotté la visite du ministre de l'économie aux chantiers navals de Saint-Nazaire. Il s'en est expliqué ce vendredi matin sur France Bleu Loire Océan avant de présider sa dernière commission permanente à la région Pays-de-la-Loire puisqu'il a choisit le Sénat.

Bruno Retailleau préside ce vendredi sa dernière commission permanente à la région
Bruno Retailleau préside ce vendredi sa dernière commission permanente à la région © Maxppp -

Pays de la Loire, France

Bruno Retailleau préside ce vendredi sa dernière commission permanente à la région Pays-de-la-Loire. Il démissionnera dans les prochaines heures puisque pour respecter la règle du non-cumul des mandats, il a choisit d'abandonner la présidence de la région pour rester sénateur. Il vient d'ailleurs d'être réélu président du groupe Les Républicains au Sénat. Il s'en est expliqué sur France Bleu Loire Océan à 8h15 ce vendredi.

Attention à l'accord avec les chantiers navals chinois qui pourraient se transformer en machine de guerre contre nous

Bruno Retailleau a aussi justifié son boycott de la visite du ministre de l'économie, Bruno Lemaire, aux chantiers navals de Saint-Nazaire, au lendemain de l'accord pour leur reprise par le groupe italien Fincantieri. Le président de région dénonce un "montage hasardeux qu'il refuse de cautionner". Et des inquiétudes présentes dès l'offre de reprise de Fincantieri et qui sont toujours là. "Dès le départ, j'ai dit au gouvernement de l'époque qu'il ne fallait pas que les italiens obtiennent la majorité parce que nous avions des doutes pour l'emploi. Je n'ai jamais varié. Et lorsque j'ai rencontré Emmanuel Macron, il m'a écouté et il m'a entendu puisqu'il a décidé une nationalisation provisoire. Alors il faut qu'on viennent m'expliquer pourquoi on va finalement accorder aux Italiens ce qu'on leur refusait au départ. Malheureusement pour STX, ce n'est pas un champion européen qu'on va créer. C'est un champion italien. Et je pense que le gouvernement aurait un peu plus inspiré d'être un peu plus ferme. Du reste, il y a des doutes. Les multiples verrous que le gouvernement essaie de poser à cet accord montrent qu'il n'y a pas une vraie confiance. Donc attention à l'emploi demain, attention au transfert de technologie, attention à l'accord aussi que les Italiens ont signé avec les chantiers navals chinois qui pourraient se transformer en machine de guerre contre nous dans 5 ou 10 ans."

Je pense que c'est la meilleure formule pour défendre ma petite patrie locale et la grande patrie

C'est désormais en tant que sénateur et simple conseiller régional que Bruno Retailleau défendra ce dossier comme les autres sujets cruciaux pour notre région, notamment l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Un choix qu'il a du faire pour respecter la règle du non-cumul des mandats. Un choix qu'il justifie en expliquant qu'il sera "plus utile à la Région en étant à Paris", c'est ce qu'il nous confiait au moment de l'annonce de sa démission. "Parce que nous avons aussi besoin au Sénat d'élus qui aient un ancrage local". Quant aux accusations d'abandon de la région de la part de ses opposants, il préfère en sourire : "c'est curieux parce que ce sont ceux qui m'attaquent le plus qui maintenant voudraient me regretter". Autre attaque à propos de ce départ, celle de Philippe de Villiers, l'ancien président du conseil général de Vendée, qui parle "d'explosion d'ego". Là aussi, balayé par Bruno Retailleau : "ce n'est pas une question de visibilité. Vous n'imaginez pas le nombre d'émissions que j'ai pu refuser depuis quelques mois. Là n'est pas la question. Il fallait que je choisisse et ma conviction a toujours été celle-là : on peut choisir sa petite patrie locale et sa grande patrie. Moi j'ai des convictions, je ne les ai jamais mises avec un mouchoir au fond de ma poche et je veux aussi servir mon territoire. Et, compte tenu de la loi anti cumul, je pense que c'est la meilleure formule pour servir l'une et l'autre".

Celle qui va succéder à Bruno Retailleau à la présidence des Pays-de-la-Loire, la Sarthoise Christelle Morançais, sera élue le 19 octobre.