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Politique

Baptiste Chapuis (PS) : "Je sens que je peux être utile aujourd'hui à Orléans"

lundi 1 octobre 2018 à 20:06 Par François Guéroult et Christophe Dupuy, France Bleu Orléans

Invité de "Controverse", le socialiste Baptiste Chapuis a fait un pas vers une candidature aux élections municipales à Orléans."Mais pour incarner un projet, il faut un projet", prévient-il : c'est ce qu'il veut faire avec le PS et "les progressistes qui partagent nos valeurs."

Baptiste Chapuis veut construire "un projet alternatif à Olivier Carré"
Baptiste Chapuis veut construire "un projet alternatif à Olivier Carré" © Radio France - François Guéroult

Orléans, France

A 36 ans, Baptiste Chapuis revendique une certaine "maturité". Ancien conseiller municipal d'opposition à Orléans (2008-2014), sans mandat actuellement, il est secrétaire de la section d'Orléans du Parti Socialiste. Une position qui lui permet de "monter au créneau" pour les élections municipales, mais aussi, d'abord, de dresser un état des lieux du PS et de son projet européen.

Sur l'état du parti socialiste, qui a connu dans le Loiret une véritable hémorragie de militants depuis l'élection présidentielle, Baptiste Chapuis le reconnaît volontiers : "C'est très compliqué d'être socialiste aujourd'hui, on n'a pas une image très positive, je l'entends parfaitement. On a besoin de relever la tête, de se retrousser les manches, de retourner sur le terrain, de faire en sorte que notre message soit de nouveau crédible." Mais à ses yeux, le PS n'est pas mort : "Il y a une place très forte entre la République en Marche et la France insoumise parce qu'on est pro-européen, parce qu'on défend la laïcité, parce qu'on est conscient des enjeux environnementaux. Je pense qu'on est dans l'ère du temps, et qu'on a besoin de cette parole socialiste dans le débat public." Et de préciser : "Etre socialiste aujourd'hui, c'est prendre en compte les sujets sociaux, c'est poser la question de la solidarité et du vivre-ensemble." Quant à l'héritage de François Hollande, "ça fait quelques mois déjà qu'on dresse le bilan du quinquennat avec un esprit critique. J'ai toujours exprimé des doutes, des regrets, mais il y a eu aussi des aspects positifs, de vraies avancées sur la COP 21, le mariage pour tous, les crédits sur la recherche, les rythmes scolaires, les recrutements dans l'Education nationale...." Cette première partie de "Controverse" est à écouter ici :

"Le socialisme est encore dans l'ère du temps"

On aurait un peu d'honneur à accorder un pavillon français à l'Aquarius"

Pour Baptiste Chapuis, la première étape de la reconstruction du PS passe par les européennes de mai prochain : "Etre socialiste, c'est européen. Faire l'impasse sur ce scrutin, ce serait nous trahir nous-mêmes." Mais face à une Europe en panne et en danger, que voudraient abattre les partis populistes et d'extrême droite, ne vaudrait-il pas mieux que tous les pro-européens se rassemblent sur une liste unique, plutôt que de faire cavalier seul ? Pas du tout, répond Baptiste Chapuis : "Penser qu'il faudrait retourner dans une sorte de bipartisme entre pro-européens et anti-européens, c'est dangereux. Cela annihile tout débat de fond sur quel projet on souhaite pour l'Europe. Moi, je suis pour l'Europe, mais pas pour celle qui est défendue actuellement au niveau européen, je suis pour une Europe de la protection sociale, qui lutte contre les dumpings sociaux et les paradis fiscaux : ce n'est pas cette Europe-là que nous propose la République en Marche. Il faut aussi retourner aux fondamentaux de l'Europe : un projet industriel partagé, par exemple créer un consortium européen dans le domaine de l'énergie et de l'environnement." Au passage, Baptiste Chapuis prend position sur la question des migrants : "On aurait un peu d'honneur à accepter un pavillon français pour le bateau humanitaire l'Aquarius". Et de regretter qu'il n'y ait "aucun accompagnement" de la part de la ville d'Orléans pour les migrants qui se sont installés en centre-ville : "Heureusement qu'il y a un accompagnement associatif et citoyen parce que sinon on serait en face d'une situation tragique aujourd'hui.' Cette deuxième partie de "Controverse" est à écouter ici :

"Etre socialiste, c'est être européen"

Comme le veut la tradition dans "Controverse", Baptiste Chapuis a ensuite été confronté aux voix-mystères à identifier. Nous avions choisi de le faire réagir à trois personnalités : Manuel Valls (l'ancien premier ministre français candidat aux municipales à Barcelone) ; Emmanuel Macron (lors du déplacement du Président de la République aux Antilles) ; Jean-Pierre Sueur (sénateur PS du Loiret).

  1. Sur Manuel Valls : "Il y a un peu de courage à se présenter à Barcelone en étant député d'Evry... J'ai eu des mots assez durs envers lui : il a trahi au moment de la primaire, il a trahi sa parole vis-à-vis des électeurs d'Evry... ça pourrait être un bel exemple de la construction européenne, ce n'est pas le meilleur aujourd'hui."
  2. Sur Emmanuel Macron aux Antilles, demandant à un ancien braqueur de "ne plus faire de bêtise parce que sa mère mérite mieux que ça" : "Je ne suis pas sûr que la place d'un président de la République, ce soit de faire des accolades et des bons mots. J'ai l'impression que cette nouvelle politique ressemble beaucoup à l'ancienne... "
  3. Sur Jean-Pierre Sueur : "J'ai eu la chance qu'il vienne me chercher pour être son directeur de campagne aux élections municipales (perdues) de 2008 à Orléans. Depuis, on n'a jamais perdu le fil, même si on a eu des désaccords. Etre l'héritier de Jean-Pierre Sueur, ce n'est pas un handicap, ce serait plutôt un atout, mais je me considère aujourd'hui comme indépendant et autonome, j'ai construit mon propre parcours."
Baptiste Chapuis, invité de Controverse, l'émission politique mensuelle de France Bleu Orléans en partenariat avec apostrophe45.fr - Radio France
Baptiste Chapuis, invité de Controverse, l'émission politique mensuelle de France Bleu Orléans en partenariat avec apostrophe45.fr © Radio France - François Guéroult

Cette troisième partie est à écouter ici :

"Je pense avoir acquis une certaine maturité"

Olivier Carré n'a pas de vision à moyen et long terme"

Dans ces conditions, Baptiste Chapuis annonce qu'il pense fortement aux prochaines élections municipales à Orléans : "Je sens que je peux être utile." Tout en rappelant que "dans l'Histoire d'Orléans, il n'y a jamais eu de listes 100% socialistes", et que, cette fois-ci, "le PS pourrait ne pas revendiquer la tête de liste en cas de contexte et de situation très particulière." Mais le parti socialiste sera bel et bien présent dans cette bataille : "On a quelque chose à construire de manière ouverte avec des progressistes qui partagent nos valeurs, pour une vraie alternative à Orléans." Car dans la politique menée par Olivier Carré, le maire actuel d'Orléans, "Il y a un vrai problème de méthodes, avec ces ballons d'essai régulièrement lancés sans aucune concertation, et de vraies questions sur les priorités : le projet Co'met qui a pris un an de retard m'interpelle et qui va coûter plus de 110 millions d'euros alors qu'on réduit les subventions aux associations, que le projet des Groues est planté, que la ville n'est pas inclusive ni accessible, et qu'il n'y a aucune vision à moyen et long terme." Baptiste Chapuis, lui, souhaiterait notamment une réflexion sur "une troisième ligne de tramway qui irait des Blossières à Saran". L'heure est donc à écrire ce projet - car "avant de se poser la question de qui pour incarner un projet, il faut un projet !", puis "début 2009, à aller à la rencontre des Orléanais aussi pour chercher des talents : je suis persuadé qu'en 2020 l'élection ne se fera pas avec une addition de partis politiques mais bien avec des citoyens engagés sur Orléans." Cette quatrième partie est à écouter ici :

"Je compte monter au créneau pour cette élection municipale de 2020"