Politique

Baraka City : Yves Nicolin interpelle Najat Vallaud-Belkacem

Par Mathilde Montagnon, France Bleu Saint-Étienne Loire mardi 26 janvier 2016 à 18:10

Yves Nicolin député-maire de Roanne
Yves Nicolin député-maire de Roanne - capture d'écran télé

À l'Assemblée nationale, le député-maire LR de Roanne Yves Nicolin a reproché à la ministre sa "complaisance" face au dirigeant de cette ONG musulmane sur le plateau du Supplément, dimanche, sur Canal +.

Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Éducation nationale,  fait l'objet de critiques pour ne pas avoir réagi plus vivement, sur le plateau de l'émission de Canal+ "Le supplément", aux propos du fondateur de Baraka City, Idriss Sihamedi, qui ne "serre pas la main aux femmes" et s'est montré louvoyant sur la question de savoir s'il condamnait l'EI.

Après les réseaux sociaux, c'est à l'Assemblée nationale que s'est invitée la polémique. Le député de la Loire Yves Nicolin (Les Républicains) a reproché à la ministre "de ne pas être à la hauteur" et son attitude "passive".

Yves Nicolin député-maire LR de Roanne

"Ma règle est simple: on ne débat pas contre les ennemis de la République, on les combat, et mon combat est total. Il exclut tout dialogue artificiel et toute mise en scène", lui a répondu Mme Vallaud-Belkacem, en évoquant "une polémique dérisoire".

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education

Dimanche, Idriss Sihamedi, le fondateur de Baraka City, avait notamment dit sur le plateau "c'est pas qu'on condamne pas l'État islamique, c'est qu'on essaie d'avoir une certaine pédagogie pour essayer de discuter avec les jeunes et pour leur faire comprendre qu'il y a une alternative qui est bien, qui est pacifique, qu'on peut trouver au Togo ou en France".

Devant l'insistance de l'intervieweur, il avait ajouté: "D'une manière plus générale et très humaine, l'organisation humanitaire Baraka City condamne toutes les exactions qui soient commises par des groupes armées, par des gouvernements, par des juntes (...). S'ils tuent des gens, s'ils brûlent des gens dans des cages, etc, je vais pas vous dire +oui+. S'ils tirent sur des femmes enceintes, je ne vais pas vous dire +non je ne condamne pas+."

À la question de savoir si elle voulait réagir, la ministre avait d'abord rétorqué "Non" avant d'ajouter que "c'est une association qui porte une façon de voir les choses qui n'est pas la mienne, à laquelle je ne souscris pas et qui me met aussi mal à l'aise sur votre plateau, honnêtement, et donc je ne rajouterai rien".