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Politique

Bayonne : 10 000 personnes marchent en faveur du processus de paix

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Par , France Bleu Pays Basque

Ce samedi à l'appel des artisans de la paix, 10 000 personnes ont répondu présent pour une manifestation en faveur du processus de paix en Pays Basque et du rapprochement des prisonniers d'ETA.

Le cortège a traversé Bayonne, en passant par la mairie avant de rejoindre la scène installée place de la République, quartier Saint Esprit
Le cortège a traversé Bayonne, en passant par la mairie avant de rejoindre la scène installée place de la République, quartier Saint Esprit © Radio France - Anthony Michel

L'année dernière ils étaient 9 000, cette fois ce sont 10 000 personnes qui ont défilé samedi dans les rues de Bayonne en faveur du processus de paix en Pays Basque à l'appel de Bake Bidea et des artisans de la paix.

Un message "Orain Presoak, ne faisons pas bégayer l'histoire". Une référence au discours d'Emmanuel Macron lors de sa venue à Biarritz en mai 2019 pour les préparatifs du G7. Il avait déclaré : "Le Pays Basque est pour moi un exemple de résolution de conflit et de sortie des armes, le devoir de l'Etat est d'accompagner le mouvement, nous ne devons pas faire bégayer l'Histoire". Les artisans de la paix l'ont pris au mot, et ont fait de cette phrase leur slogan. Dans le cortège, des anonymes, de nombreux militants du Pays Basque espagnol, des jeunes en tête de cortège aussi.

A l'avant du cortège, 8 jeunes de la société civile pour porter la banderole "Ne faisons pas bagayer l'histoire" - Radio France
A l'avant du cortège, 8 jeunes de la société civile pour porter la banderole "Ne faisons pas bagayer l'histoire" © Radio France - Anthony Michel

Mais aussi des élus du Pays Basque. Une soixantaine d'entre eux avaient signé un appel à manifester ce samedi. Parmi eux, le président de la communauté d'agglomération Pays Basque Jean-René Etchegaray, ou encore le député Vincent Bru, ou la sénatrice Frédérique Espagnac pour qui "le gouvernement doit aller plus loin".

Une soixantaine d'élus du Pays Basque avaient signé un appel à rejoindre la manifestation de ce 11 janvier - Radio France
Une soixantaine d'élus du Pays Basque avaient signé un appel à rejoindre la manifestation de ce 11 janvier © Radio France - Anthony Michel

Une nouvelle étape

En effet, après le désarmement, la dissolution d'ETA, les artisans de la paix ont négocié avec le ministère de la justice afin de faire avancer les dossiers des prisonniers. Depuis 29 des 36 prisonniers d'ETA actuels ont été rapprochés dans les prisons de Lannemezan et Mont-de-Marsan, et le statut de détenu particulièrement surveillé a été retiré pour 25 d'entre eux.

En revanche, récemment, le parquet national anti-terroriste a rendu des décisions négatives aux demandes de libérations conditionnelles de trois prisonniers d'ETA : Frédéric Haramboure, Lorentxa Beyrie et Ibon Fernandez Iradi.

Pour Anaiz Funosas, la présidente de Bake Bidea, "nous sommes à nouveau dans une situation que nous pouvons qualifier de bloquée" - Radio France
Pour Anaiz Funosas, la présidente de Bake Bidea, "nous sommes à nouveau dans une situation que nous pouvons qualifier de bloquée" © Radio France - Anthony Michel

"La position du parquet est absolument contraire à l'exigence de paix de tout un territoire", ont déclaré sur la scène installé place de la République dans le quartier Saint Esprit Mixel Berhocoirigoin et Anaiz Funosas, respectivement en Français et en Basque.

Bake Bidea qui dit attendre l'audience du 13 mars prochain concernant la demande de libération conditionnelle de Jakes Esnal, un autre prisonnier, qui comme trois autres entrent dans leur 30ème année d'incarcération. La manifestation s'est terminée aux alentours de 17 heures, heure de départ de celle de Bilbao.

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