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Politique

La réponse du gouvernement aux nationalistes

mardi 12 décembre 2017 à 15:59 Par Hélène Battini, France Bleu RCFM

« Le dialogue, oui, mais comme avec toutes les autres régions ». C'est la réponse de Paris à la large victoire nationaliste de dimanche soir. Ce mardi matin d'abord via le porte-parole du gouvernement puis cet après-midi à l'Assemblée nationale.

Benjamin Grivaux, porte-parole du gouvernement et Edouard Philippe le Premier ministre
Benjamin Grivaux, porte-parole du gouvernement et Edouard Philippe le Premier ministre © Maxppp - maxppp

Corse, France

La Corse : un territoire privilégié pour tester le pacte girondin

Bruno Questel, député LREM  de l’Eure s’est adressé au Premier ministre à travers cette question ce mardi à l'Assemblée nationale : « Comment le gouvernement compte-t-il travailler avec la collectivité unique de Corse pour, quelle que soit la forme d’autonomie dont elle pourrait bénéficier demain, son appartenance à la république soit assurée ? »

Réponse d’Édouard Philippe

  • « Le gouvernement sera attentif à ce que les compétences prévues par la loi et ouvertes à la nouvelle collectivité soient pleinement exercées. Il y aurait quelque chose de baroque à avoir fait voter une loi qui transforme les compétences d’une nouvelle institution et avant même qu’elle soit exercée considérer qu’elle serait insuffisante ou insatisfaisante. »
  • «  Il me parait que la Corse peut être un terrain d’application privilégié de la logique que nous voulons engager avec les collectivités territoriales. La discussion, qui permet dès lors que des initiatives conformes au cadre constitutionnel, de confier une forme d’au...torité à ces collectivité pour exercer des compétences spécifiques. _Le Président de la République a souvent utilisé cette formule de pacte girondin_, la Corse peut-être un territoire privilégier pour le tester et le mettre en œuvre. » 
  • « Naturellement le dialogue avec les élus de la Corse, les forces vives de ce territoire concerne tout le gouvernement et j’y prendrai toute ma part comme j’ai commencé à le faire dimanche soir. J’entends la demande qu’une personnalité puisse incarner ce dialogue, avec le Président de la République nous avons voulu faire un choix clair et assumé, nous avons demandé à Mme Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, d’être cette porte d’entrée, interlocuteur privilégié. Je fais confiance à ses qualités de dialogue, d’écoute, et sa fine connaissance des territoires français pour engager cette discussion républicaine, naturelle, normale avec les élus corses. »

L’inquiétude de Jean-Jacques Ferrara 

Dans la foulée Jean-Jacques Ferrara, député Les Républicains de Corse-du-Sud, s'est lui aussi adressé au Premier ministre, mais c'est Jacqueline Gourault, la ministre auprès du ministre de l'Intérieur fraîchement nommée Madame Corse, qui a répondu. Jean-Jacques Ferrara qui a fait part de son inquiétude liée à la très forte abstention qui a marqué les territoriales corses.

« Ce désintérêt de l’action publique et de ceux qui l’incarnent, plus marqué dans certains quartiers défavorisés, marque une fracture qui ne fait que s’accentuer. Monsieur le Premier ministre, le suffrage universel est l’un des piliers de notre démocratie, comme le sont aussi l’égalité entre les citoyens, l’équité entre les territoires de la république. Ces piliers garantissent la cohésion de notre pays, ne pensez-vous pas que ce triste constat ne préfigure ce qu’il se produira demain dans d’autres régions continentales confrontées aux mêmes difficultés en matière d’emploi, de logement, d’accès aux soins et aux services etc…Pour pallier ces carences la Corse va expérimenter une nouvelle organisation institutionnelle. _Elle doit réussir pour garantir un avenir meilleur à la Corse et à sa population et permettre à cette expérience de servir à l’ensemble des autres régions françaises_. »

C'est donc la Madame Corse du gouvernement qui a répondu, Jacqueline Gourault a précisé le cadre de sa mission. 

« J’ai déjà travaillé avec Gérald Darmanin dans le cadre de la préparation du budget de la future collectivité locale qui va se mettre en place. Nous avons eu des relations et des dialogues extrêmement constructifs, et je continuerai bien sûr, vous connaissez mon attachement aux collectivités locales, à travailler afin que la nouvelle collectivité de Corse puisse mettre en exercice ses compétences. Cette réussite est indispensable pour l’efficacité des politiques publiques et le développement économique et social de la Corse. »

"Les territoriales n'étaient pas un scrutin sur l'autonomie ou l'indépendance, ni un référendum."

Selon le porte-parole du gouvernement, Benjamin Grivaux, invité ce mardi de l'émission Les 4 vérités sur France 2, les territoriales n'étaient pas un scrutin sur l'autonomie ou l'indépendance, ni un référendum. Benjamin Grivaux qui a d'ores et déjà adressé une fin de non-recevoir aux revendications sur l'amnistie ou encore la coofficialité de la langue corse.

  • « _Ce n’était pas un scrutin sur l'autonomie, sur l'indépendance ou un référendum, c'était d'abord un scrutin sur l'avenir de la Corse, le développement économique, les transports, l'accès aux soins_, bref, ce qui fait la vie d'une collectivité. La Corse est devenue une collectivité territoriale unique, ce qui en fait déjà un particularisme », a déclaré Benjamin Griveaux le porte-parole du gouvernement, dans Les 4 Vérités ce mardi matin.
  • « Le Premier ministre a eu Gilles Simeoni le soir de sa victoire, c’était est une victoire nette. Les discussions vont s'engager, le dialogue va s'ouvrir une fois que la collectivité territoriale unique et l'exécutif seront installés, dès le 1er janvier, et donc le dialogue comme il se fait avec l'ensemble des exécutifs des collectivités régionales. »
  • « Sur l'amnistie des prisonniers politiques, à l'évidence il faut que les lois de la République soient respectées. Quand il y a eu des crimes, des crimes ont été jugés, les personnes ont été condamnées, la peine doit être réalisée »
  • « Après il y a évidemment une particularité de la Corse, mais comme il y a des particularités dans d'autres régions. Sur la langue, la langue de la République, c'est le Français. En Bretagne, vous avez des écoles Diwan, au Pays basque vous avez des indications sur les panneaux qui sont en langue basque, et il y a une particularité en Corse, nul ne le nie, les discussions vont s’engager, une fois que l’exécutif sera installé, ce sera le cas après le mois de janvier. »

Même tonalité dans les propos d’Éric Woerth qui était lui l'invité de France Info. Le président Les Républicains de la commission des finances de l'Assemblée nationale s'est dit opposé à la coofficialité, au statut de résident ou encore à l'amnistie. « La Corse, c'est d'abord la France », a indiqué Eric Woerth, « Il faut l'aider à se développer comme on doit aider toutes les régions à se développer. »