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Politique

VIDEOS - "Je suis pour une police municipale à Paris" : Benjamin Griveaux sur France Bleu Paris

-
Par , France Bleu Paris

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, était en direct ce vendredi matin sur France Bleu Paris (107.1). Il a répondu aux questions de Noé da Silva sur le Mouvement des Gilets jaunes, le Grand débat national ou encore ses ambitions pour Paris. Regardez son interview.

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement.
Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. © Radio France - Martine Bréson

Paris, France

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement était l'invité de France Bleu Paris ce vendredi matin. Il a répondu aux questions de Noé da Silva avant de dialoguer avec les auditeurs en direct. 

Il a d'abord rappelé que "Les politiques n'avaient pas de baguette magique pour régler tous les problèmes... Il y a des choses qui ont été faites. Les 100 euros nets (pour ceux qui sont au SMIC) c'est pour début février 2019, il y a les heures supplémentaires qui ont être défiscalisées parce que nous, on a une conviction c'est que le travail doit mieux payer... ". Il y a le moyen terme ce qui ne se voit pas tout de suite, indique Benjamin Griveaux "c'est ce qu'on fait pour l'école quand on divise par deux le nombre de gamins dans les classes des quartiers les plus populaires... L'objectif de cette politique, si on devait avoir un seul critère à la fin de ce quinquennat, c'est de faire en sorte "que les enfants vivent mieux que leurs parents "et que le pays aille dans la bonne direction". 

La mobilisation des Gilets jaunes

Benjamin Griveaux rappelle qu'il y avait "80.000 personnes dans la rue samedi dernier, un sondage indique que 15% des Français sont sûrs et certains d'aller au Grand débat, ça fait 9 millions de personnes, soit plus de 100 fois plus que les gens qui étaient dans la rue le week end dernier. La mobilisation a décru depuis les premiers samedis où il y avait plus de 300.000 personnes dans les rues, elle est encore présente, ça veut dire que _les gens ont besoin de s'exprimer_... La liberté de manifester, j'y suis très attaché quand elle se fait dans l'ordre". Il indique qu'il en a assez de voir la casse dans les villes.

Le Grand débat national

Sur le Grand débat qui a commencé cette semaine et qui va durer deux mois, Benjamin Griveaux réaffirme "On peut tout se dire dans ces réunions... parce que sans doute ne s'est-on pas assez parlés ces dernières années dans le pays" et il rappelle que "c'est pour tous les Français et pas seulement pour les Gilets jaunes".

Face au sondage qui montre que 64% des gens sont sceptiques face à l'utilité de ce Grand débat, Benjamin Grivaux répond "Eh bien qu'ils y viennent !". 

"Dans une démocratie, on n'est pas d'accord sur tout mais on peut débattre de tout et c'est ça l'objectif de ce Grand débat", affirme Benjamin Griveaux.

Regardez son interview

Candidature à la mairie de Paris 

Il rappelle qu'il donnera sa réponse au printemps. Il revient sur sa démarche depuis début octobre 2018 d'aller à la rencontre des Parisiens. "On a fait 14.000 interviews de Parisiens", dit-il.

Benjamin Griveaux répond aux auditeurs

Il explique qu'il est favorable à une police municipale à Paris.

Sur l'encadrement des loyers et les décrets d'application qui tardent à venir, il indique que "c'est le premier gouvernement avec des décrets qui sont pris moins de six mois après les lois dans un taux de 95%, avant c'était 18 mois à deux ans".

Pour lui, le prix au mètre carré à Paris et trop élevé et la conséquence, c'est que Paris se vide de sa classe moyenne.

Il a défendu le prélèvement de l'impôt à la source en affirmant : "C'est quand même bizarre de payer un impôt sur des revenus qu'on avait gagnés l'année d'avant. On est quand même le seul pays au monde où on faisait ça. On a remis les choses dans l'ordre".

Il a rappelé que quand un indépendant ou un commerçant non sédentaire avait une perte d'emploi, il bénéficiait désormais d'une allocation chômage. Le projet a été voté en 2018.

Sur les retraites "tout l'objectif de la réforme qu'on va conduire, indique Benjamin Griveaux, c'est de dire aux gens : quand vous déciderez de partir, vous saurez combien vous aurez et vous le saurez très en avance".

Sur la demande d'une aide pour changer de véhicule utilitaire, Benjamin Griveaux pense que rien n'existe pour l'instant et il assure que c'est un sujet qu'il va regarder et soumettre à ses collègues parce que "les utilitaires, c'est un outil de travail important...

Sur la scolarisation des enfants handicapés, il explique que "le meilleur moyen de faire accepter le handicap... c'est d'avoir ces enfants dans l'école de la République... On va bâtir l'école de la République qui est inclusive pour tous les enfants de la République qu'on ait un handicap ou pas", mais cela va prendre du temps dit-il.

Sur les décisions prises sans consulter le peuple, une question posée par un chauffeur routier, Benjamin Griveaux répond que "d'abord il y a une élection" et que LREM a présenté un programme dans lequel, dit-il, "il y avait beaucoup de choses que nous avons mises en oeuvre... et puis après, la vie fait que vous ajustez les choses." Il prend pour exemple la défiscalisation des heures supplémentaires dont la mise en place ne devait pas intervenir aussi rapidement et qui a été avancée pour répondre à la demande des Français.

Il indique qu'il est favorable à une réflexion sur "comment les Français peuvent, en cours de mandat, saisir leurs politiques, imposer des sujets, dire on veut débattre de ça, c'est aussi ce à quoi le Grand débat doit aboutir en termes très concrets avec des objets institutionnels nouveaux..."

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