Politique

Primaire à gauche : Benoît Hamon fait le plein en meeting à Bordeaux

Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde et France Bleu mercredi 18 janvier 2017 à 1:00 Mis à jour le mercredi 18 janvier 2017 à 8:20

Benoît Hamon à Bordeaux entouré de Naïma Charaï et de Andréa Kiss maire du Haillan
Benoît Hamon à Bordeaux entouré de Naïma Charaï et de Andréa Kiss maire du Haillan © Maxppp - Maxppp

Benoît Hamon en meeting au théâtre Fémina de Bordeaux a fait salle comble. Il a déroulé son programme et répondu à l'attaque d'Alain Rousset qui avait trouvé ridicule son idée de "taxe-robot".

Après Vincent Peillon dans des entreprises de Gironde, Arnaud Montebourg et son stand-up rue Sainte-Catherine, c'est Benoît Hamon, autre candidat de la primaire à gauche, qui était en campagne ce mardi soir au théâtre Fémina de Bordeaux. Le chantre du revenu universel d'existence a fait salle comble : 1.200 personnes.

Peillon, Macron, Valls et Rousset dans le viseur

Beaucoup de jeunes dans la salle, et des curieux venus l'écouter dérouler son programme. "Je ne revendique pas détenir la vérité. Je propose une option à un peuple d'adultes, de citoyens qui choisissent ou pas cette option" a-t-il expliqué. "Et je vous le dis avec cette humanité imparfaite qui est la mienne, car depuis que je suis candidat, j'ai le nez qui coule... Et un homme providentiel ne peut pas avoir le nez qui coule!"

Tour à tour, il tacle Macron, Peillon, Valls "qui a dit j'aime les entreprises alors que c'est aussi absurde que de dire j'aime les poissons ! "Chez les poissons, il y a les sardines et les requins comme chez les entreprises, certaines paient leurs impôts d'autres pas... certaines traitent bien leurs salariés, d'autres pas." Il a aussi répondu à Alain Rousset, président de la Nouvelle Aquitaine qui l'avait moqué sur "sa taxe robot" qui "tuerait l'industrie et donc l'emploi". Je ne serais "pas sérieux" parce que lui l'est. "Je ne le dénigrerais pas".

Visas humanitaires

Benoît Hamon a aussi réaffirmé sa volonté d'instaurer des "visas humanitaires" pour accueillir les migrants, accusant la France de ne pas faire autant qu'elle le pourrait dans ce domaine. "Non seulement nous ne faisons pas ce que nous devons en terme d'hospitalité, mais nous ne faisons pas ce que nous pouvons ! Je propose qu'on humanise le transfert de ces populations de migrants des pays qu'elles fuient vers l'Europe". Pour l'ancien ministre PS, cela nécessitera notamment la "remise en cause des accords européens de Dublin" - qui stipulent qu'un demandeur d'asile ne peut déposer son dossier que dans le pays où il est enregistré pour la première fois - et la création d'un "visa humanitaire" organisant la venue de migrants sur le sol européen dans des conditions décentes, pour y étudier leur candidature.

►►►Ce qu'il faut retenir du deuxième débat de la primaire à gauche

Etaient venus le soutenir sur scène, Pascal Lafargue le président d'Emmaus en Gironde et Jean-Marie Darmian le vice-président du conseil départemental de la Gironde qui avait failli rendre sa carte du PS après le débat sur la déchéance de nationalité.