Politique

Benoît Hamon quitte le Parti socialiste

Par France Bleu et Germain Arrigoni, France Bleu samedi 1 juillet 2017 à 17:08 Mis à jour le samedi 1 juillet 2017 à 19:01

Benoît Hamon lors de l'annonce de son "mouvement du 1er juillet"
Benoît Hamon lors de l'annonce de son "mouvement du 1er juillet" © AFP - JACQUES DEMARTHON

L'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a annoncé samedi à Paris son départ du Parti socialiste où il militait depuis trente ans. Il a affirmé vouloir s'atteler à la reconstruction de la gauche en lançant son "mouvement du 1er juillet".

"Aujourd'hui j'ai décidé de quitter le Parti socialiste. Je quitte un parti mais je n'abdique pas l'idéal socialiste". C'est par ces mots que Benoit Hamon a annoncé son départ du PS où il militait depuis trente ans.

"Mouvement du 1er juillet"

Un peu plus tôt, l'ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a lancé le "mouvement du 1er juillet", une initiative dont l'ambition est de "refaire la gauche", observée avec une certaine indifférence voire méfiance par le reste du monde politique. Il l'a dit sur la pelouse de Reuilly (Paris, 12e arrondissement) devant environ 11.000 personnes.

La socialiste Naima Charaï a ouvert la journée vers 14h30 devant environ 3.000 personnes selon l'organisation, réunies sur la pelouse de Reuilly dans le XIIe arrondissement. "Notre objectif, il est simple. Toutes celles et ceux qui sont ici pensent qu'il y a une majorité sociale dans ce pays qui vit sous la coupe d'une minorité sociale. Cette minorité sociale, c'est l'alliance qu'a réussie Emmanuel Macron de la vieille bourgeoisie et de la nouvelle bourgeoisie. Notre objectif c'est que la majorité sociale d'ici cinq ans, et pour commencer d'ici 2020 aux élections municipales, redevienne une majorité politique", a dit Benoît Hamon à son arrivée.

Au programme: des prises de parole de représentants de la société civile et du monde politique, un "procès citoyen" sur le thème de l'alimentation, des "ateliers pour inventer de nouvelles formes et de nouveaux outils pour reprendre le pouvoir".

Parmi les personnalités politiques présentes ou annoncées, pas de grandes surprises: les anciens ministres Philippe Martin et Dominique Bertinotti, les écologistes Yannick Jadot et Cécile Duflot étaient tous déjà présents au côté de Benoît Hamon durant sa campagne, qui s'est achevée au premier tour de la présidentielle le 23 avril sur un échec cuisant, avec seulement 6,4% des voix. Des communistes seront également de la partie: le secrétaire départemental du PCF du Val-de-Marne Fabien Guillaud-Bataille et le fondateur de la Gauche unitaire Christian Picquet.

Benoît Hamon propose de lancer à la rentrée de septembre un processus "d'états généraux de toute la gauche (...) décentralisés, ouverts à toutes les composantes de la gauche politique, écologiste, citoyenne et sociale".