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Politique

Benoît Hamon a choisi Grenoble pour la convention nationale qui lance son mouvement Génération-s

vendredi 29 juin 2018 à 11:31 Par Aurélie Berland, France Bleu Isère et France Bleu

Benoît Hamon lance la première convention de son nouveau parti Génération-s ce samedi à Grenoble. L'ancien candidat socialiste défend ses propositions de campagne, du revenu universel à la taxation des robots. Il cherche à se faire une nouvelle place dans l'échiquier politique.

Benoît Hamon, fondateur de Génération-s
Benoît Hamon, fondateur de Génération-s © Radio France - Nicolas Joly

Grenoble, France

La "convention Génération-s" commencera ce samedi 30 juin à 10h. C'est le nouveau mouvement de Benoît Hamon, Génération-s, qui l'organise. Et il a choisi le Summum de Grenoble pour donner de l'impulsion à son nouveau mouvement. Un choix évident, explique-t-il. "Grenoble est une ville qui s’est engagée. C’est aussi une ville qui est en avance sur l’État, sur les questions de citoyenneté, d’accueil des migrants. C’est une ville très européenne, autant de raisons pour venir à Grenoble y faire notre convention nationale.

Pour Benoît Hamon, Grenoble est un laboratoire, une "lumière"

La ville écologiste d'Éric Piolle est une inspiration politique également : Benoît Hamon compare Grenoble à un laboratoire de la gauche et de l'écologie politique. Un laboratoire qui intéresse l'ancien candidat socialiste, puisqu'il salue l'alliance constituée par le maire grenoblois avec le parti de Gauche et les réseaux citoyens. "Eric Piolle montre incontestablement une voie : si on ne sait pas hybrider la culture de l’écologie politique et celle de la justice sociale,  la gauche ne pourra pas diriger des villes et le pays." Il a échoué dans sa candidature à la présidence de 2017, mais il essaie de se replacer sur la place médiatique et politique.

Benoît Hamon, fondateur de Génération-s, était l'invité de France Bleu Isère ce vendredi matin.

Benoît Hamon veut se différencier de ses concurrents de la gauche. "J’observe que la réponse de tous les appareils politiques est dans la recherche de leur identité : la France Insoumise vous dira que "c’est la ligne de Jean-Luc et rien d’autre", le PS veut redevenir vraiment socialiste, les Verts veulent être totalement verts... Je pense que cette logique identitaire est la pire des réponses à ce qui se passe aujourd’hui." La réponse de Benoît Hamon, c'est Génération-s. 

Reprendre la maîtrise de son destin

Il ne veut pas s'enfoncer dans une lutte partisane stérile et souhaite au contraire chercher des solutions et établir un projet. "C’est de cette manière-là, je pense,  que nous casserons cette mécanique un peu infernale à gauche qui veut que chacun est persuadé,  comme chef dans son petit enclos, d’être meilleur que les autres." Une pique envers ses alliés, qui l'ont pour certains trahis l'année dernière. Il veut montrer sa singularité et rendre leur initiative aux Français : "La responsabilité d'un dirigeant politique, c’est de dire comment il voit les choses évoluer et de quelle manière il propose aux Français de reprendre la maîtrise de leur destin". 

Le revenu universel, une idée toujours d'actualité

Les pistes envisagées lors de cette première convention ce week-end sont les idées que l'ancien candidat socialiste a proposées lors de sa campagne en 2017. "Les solutions que j’avais défendues pendant la présidentielle ont de plus en plus de partisans – tant sur la question des perturbateurs endocriniens, de la taxe sur les robots, du revenu universel, de la question écologique." Et justement, le revenu universel est encore une des bases principales de son projet : Génération-s le place en tête des sujets évoqués lors de sa convention nationale samedi.  

Le revenu universel a de plus en plus de partisans 

"Le revenu universel a-t-il plus ou moins de partisans ? Il en a plus. 13 départements expérimentent le revenu de base. La Finlande s’y est lancé, il y a de potentiels chefs de gouvernement comme Jérémy Corbyn en Angleterre qui s’y intéressent officiellement." Alors Benoît Hamon espère susciter un intérêt populaire autour de cette proposition. 

Le coût trop élevé du revenu universel est une fable racontée aux enfants

Le revenu universel sera abandonné par la Finlande à la fin de l'année. Mais Benoît Hamon veut un projet pérenne et porteur de valeurs. "Il serait important qu’à côté du travail, il y ait le revenu universel qui vous permet d’être autonome. Ce que nous visons, c’est l’émancipation des individus, leur autonomie, leur liberté, leur capacité de négociation, qu’ils n’ont pas, ou très rarement, dans leur entreprise." Et il coupe court à ceux qui doutent de la réalisation de cette idée, et de son coût que l'on dit trop élevé : "C'est une fable racontée aux enfants par les tenants du système. Ce n’est pas une utopie plus difficile à réaliser que ne l’était la Sécurité Sociale." 

Benoît Hamon n'a jamais vraiment quitté la vie publique. Le lancement de ce nouveau mouvement marque sa volonté de repartir plus fort en politique.