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Benoît Hamon à Nancy : " oui je crois au revenu minimum universel "

Par Mathieu Barbier, France Bleu Sud Lorraine mercredi 26 octobre 2016 à 12:48

Benoît Hamon  et le député maire de Tomblaine Hervé Féron qui le soutient à la primaire
Benoît Hamon et le député maire de Tomblaine Hervé Féron qui le soutient à la primaire © Radio France - Mathieu Barbier

Candidat à la primaire de la gauche en fin d'année, Benoît Hamon est en Lorraine ce mercredi à l'invitation du député-maire de Tomblaine Hervé Féron. L'ancien ministre de l’Éducation a défendu son programme. Une sorte de troisième voie entre Jean Luc Mélenchon et François Hollande. Décryptage.

Benoît Hamon est en Lorraine ce mercredi. Le candidat à la primaire de la gauche est venu à l'invitation du député maire de Tomblaine Hervé Féron, un de ses soutiens dans la course à l'Elysée. L'ancien ministre a notamment rencontré les syndicats de la Société Générale à Nancy, des élus du secteur et des responsables associatifs à Vandoeuvre. Benoît Hamon est aussi venu défendre son programme, sa vision de la gauche, une gauche sociale dit-il. Une gauche que François Hollande n'incarne pas ou n'incarne plus; " _Tout n'est pas à jeter dans ce quinquenna_t " dit-il en préambule mais son programme est bien différent de celui qui sera peut-être son concurrent d'ici la fin de l’année, s'il décide de briguer un second mandat.

Un revenu universel tout au long de la vie pour tout le monde

Parmi les mesures phares de Benoît Hamon, il y a ce revenu minimum universel. Un revenu que toute personne majeur recevrait au cours de son existence, quelque soit son niveau de revenu. Qu'il soit pauvre ou riche, il recevra la même somme, autour de 750 euros. Coût astronomique de la mesure : 300 milliard d'euros.

Alors comment la financer ? Réponse de Benoît Hamon sur France Bleu Lorraine : " Notre époque elle dit qu'on entre dans une autre ère, que le travail va se raréfier, que nos parcours seront moins linéaires. Et donc il faut qu'on soit protégé. Et ce revenu permet cette protection en changeant votre rapport au travail. C'est financé par toutes les allocations qui existent et qu'on regroupe. C'est financé par un nouvel impôt sur les robots et machines. C'est financé aussi sur un prélèvement spécifique sur toutes les entreprises qui exploitent les biens communs comme la forêt, l'énergie, l'eau. Ce revenu c'est la nouvelle protection sociale. C'est comme la sécurité sociale en 1945" conclut l'ancien ministre.

Benoît Hamon a aussi expliqué pourquoi il ne pouvait plus soutenir François Hollande dont il a pourtant été le ministre pendant eux ans entre 2012 et 2014. " La force de la gauche c'est quand elle a réussi à transformer le pays en étant en phase avec le peuple. Cela a été le cas en 1936 et en 1981. Ça me rend malheureux quand je vois qu'il y a aussi peu d'ouvriers, de gens modestes qui votent pour le Parti Socialiste. Dans le mot socialiste il y a le mot social, et donc l'amélioration de la vie des gens. Et c'est ce que je défends. Je n'en peux plus de ces discours qui ne parlent que de croissance. IL y a quelque chose qui ne va pas".

Benoît Hamon qui est peu ou proue sur la même ligne qu'Arnaud Montebourg, son ancien collègue au gouvernement, va devoir multiplier les déplacements dans l'hexagone pour convaincre les électeurs qu'une autre politique de gauche est possible.

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