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Politique

Benoît Hamon : "Je nationaliserais la sucrerie de Cagny si j'étais l'Etat"

jeudi 14 mars 2019 à 9:04 Par Jean-Baptiste Marie, France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

L'ancien candidat socialiste à la Présidentielle, Benoît Hamon, était l'invité de France Bleu Normandie Matin ce jeudi. Le fondateur du mouvement Génération-s est à Caen dans le cadre de la campagne des Européennes. L'occasion d'inviter l'Etat à mettre la pression sur la sucrerie de Cagny.

Benoit Hamon était l'invité de France Bleu Normandie Matin
Benoit Hamon était l'invité de France Bleu Normandie Matin © Radio France - Jean-Baptiste Marie

Caen, France

Benoît Hamon était l'invité de France Bleu Normandie Matin ce jeudi. Le dernier candidat socialiste à l'élection présidentielle a quitté le PS en 2017 pour créer son mouvement politique Génération-s. Il sera tête de liste aux Européennes du 26 mai prochain. En pleine crise du Brexit entre l'Union Européenne et le Royaume-Uni, Benoît Hamon a répondu à nos questions notamment sur l'avenir de la sucrerie de Cagny et sur sa relation avec Jean-Luc Mélenchon présent ce jeudi soir à Caen en meeting avec la France Insoumise.

Benoît Hamon, tête de liste de Génération-s aux Européennes, invité de France Bleu Normandie

L'Etat doit intervenir à la sucrerie de Cagny

Benoît Hamon s'est rendu à la sucrerie Saint-Louis de Cagny que le propriétaire allemand souhaite fermer. "Il y a un projet sérieux de reprise, avec les betteraviers notamment. Mais on a un propriétaire allemand qui ne veut pas vendre car il veut baisser le niveau de la production dans le but d'augmenter le cours du sucre. C'est une logique purement financière. Moi je serai l'Etat aujourd'hui, j'enverrai tout ce que compte Administration de corps de contrôles : inspection du travail, répression des fraudes, contrôle environnemental et fiscal... Je leur mettrai la pression pour venir à la table discuter d'un projet de reprise. Et si ça n'avance pas ? Et bien l'Etat devrait nationaliser temporairement la sucrerie pour revendre ensuite. L'Italie le fait, l'Allemagne et les Etats-unis aussi. Il n'y a qu'en France que l'on se cache derrière cette position idéologique."

Liste commune avec Mélenchon ?

Interrogé sur la multiplication des listes de gauche aux élections européennes, l'ex-ministre socialiste de François Hollande, est revenu sur sa relation avec le parti de Jean-Luc Mélenchon : "Il y a une vrai difficulté avec la France Insoumise. C'est sur la question de quitter l'Union Européenne et la zone euro. C'est un point de stratégie qui nous sépare. Moi je ne suis pas pour quitter l'UE. Mais on peut se retrouver sur des sujets comme la sucrerie de Cagny et la sauvegarde de l'emploi. Pour les Européennes, j'aurai préféré l'union à gauche. Mais la question est de savoir comment on reconstruit la gauche avec les sujets d'aujourd'hui : le travail se transforme à cause de la révolution numérique et les robots, la lutte contre le dérèglement climatique... Et il faut un pilote pour mener ce rassemblement.  Et ce pilote, c'est le mouvement Génération-s."

Brexit : il faut négocier un accord

"Je pense que c'est mieux de négocier un accord. Il faut à la fois défendre nos intérêts et il ne faut pas que les Britanniques aient tous les avantages du marché unique et du libre échange avec l'Union Européenne et aucuns des inconvénients qu'ils jugeaient comme tel, notamment le fait de contribuer au budget de l'UE. Sinon c'est tout bénéfique pour eux. Mais il y a trop de point cruciaux pour certaines professions : la pêche, certains domaines de l’industrie et des services, trop d'inquiétudes de ce que serait un Brexit dur pour ne pas donner une chance à un accord."