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Politique

Bernard Cazeau : "C'est plus le Parti socialiste qui m'a quitté que moi qui ai quitté le Parti socialiste"

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Par , France Bleu Périgord

Le sénateur périgourdin La République En Marche Bernard Cazeau est l'invité de France Bleu Périgord ce lundi matin. Au lendemain de la marche controversée contre l'islamophobie à Paris et pendant que les alliances pour les élections municipales de mars 2020 se dessinent, le sénateur fait le point.

Bernard Cazeau
Bernard Cazeau © Radio France - Antoine Balandra

Dordogne, France

Marche controversée contre l'islamophobie sur fond de débat sur le voile, préparatifs des élections municipales de 2020 ... Les préoccupations sont nombreuses pour le sénateur périgourdin de La République En Marche (LREM) Bernard Cazeau. Il était l'invité de France Bleu Périgord ce lundi matin. 

La marche contre l'islamophobie a rassemblé 13.500 personnes dans les rues de Paris. Certains responsables politiques ont décidé de ne pas y participer, soulignant le fait que certains signataires de l'appel à manifester auraient des liens avec les Frères Musulmans. Le Parti socialiste notamment a choisi de ne pas participer et a bien fait estime Bernard Cazeau. Toutefois, il s'oppose fermement au projet de loi déposé au Sénat par Les Républicains, visant à interdire le port du voile aux accompagnants scolaires : "J'ai voté contre pour la simple raison que voter pour, c'est stigmatiser un certains nombres de femmes qui n'y peuvent rien, qui sont pratiquement obligées de porter ce voile pour des problèmes différents, mais qu'il ne faut pas stigmatiser." 

Je fais partie de la génération de mai 68 qui dit "Il est interdit d'interdire." 

En vue des élections municipales, Bruno Retailleau et Xavier Bertrand sont porteurs d'une proposition de loi  pour interdire les listes communautaires comme celle de l'Union Démocrate des Musulmans Français : "Je fais partie de la génération de mai 68 qui dit "Il est interdit d'interdire." réagit le sénateurs périgourdins. "Je crois qu'à chaque fois qu'on interdit quelque chose, on le renforce. Il faut que ces listes soient connues, cadrées, et il faut surtout que des hommes de gauche ou de droite ne se servent pas de ces listes pour avoir de meilleurs résultats aux élections." 

Quant aux municipales en Dordogne, alors que LREM apporte son soutien au candidat du Parti socialiste à Bergerac, difficile de ne pas interroger Bernard Cazeau sur ce qu'il lui reste du parti socialiste, après son adhésion au parti présidentiel : "Je suis mal placé pour le savoir. Moi je suis toujours social-démocrate. C'est peut-être un peu imprudent ce que je vais vous dire mais je pense que c'est plus le Parti socialiste qui m'a quitté que moi qui ai quitté le Parti socialiste." Bernard Cazeau assure que son départ du Parti socialiste ne l'a pas isolé politiquement.

Enfin, alors que le conseil départemental organise ce samedi 16 novembre une manifestation devant la préfecture de Dordogne contre la décision du tribunal administratif en faveur de la déviation de Beynac, Bernard Cazau estime que "bien sûr que non", ce n'est pas à Germinal Peiro, président du département d'appeler à une telle manifestation. Et de conclure : "Nous sommes dans un Etat de droit."

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