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Bordeaux Métropole : adieu la cogestion, bonjour la gouvernance majoritaire

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Par , France Bleu Gironde

A la veille de l'élection officielle, ce vendredi, du nouveau président de Bordeaux Métropole, Alain Anziani, maire socialiste de Mérignac, et Pierre Hurmic, le maire écologiste de Bordeaux, précisent les nouvelles règles de gouvernance au sein de l'intercommunalité.

PIerre Hurmic et Alain Anziani
PIerre Hurmic et Alain Anziani © Radio France - Ezequiel Fernandez

Vendredi 17 juillet 2020, une page se tourne dans l'histoire de Bordeaux Métropole : pour la première fois depuis la création de l'intercommunalité (ex-Communauté Urbaine de Bordeaux), le principe de cogestion initié en son temps par Jacques Chaban-Delmas et appliqué par ses successeurs n'est plus qu'un souvenir. 

Les élections municipales viennent de donner une confortable majorité à la gauche au sein de Bordeaux Métropole, notamment grâce à la victoire de Pierre Hurmic à Bordeaux et celle de Stéphane Delpeyrat (PS) à Saint-Médard en Jalles. 

Le nouveau président de Bordeaux Métropole élu vendredi s'appelle Alain Anziani. Le maire socialiste de Mérignac et Pierre Hurmic, à la veille de la séance inaugurale de la nouvelle assemblée intercommunale, expliquent les nouvelles règles du jeu politique dans l'agglomération bordelaise. En tout, le bureau de la métropole, c'est-à-dire l'exécutif,  comptera 20 vice-présidents, tous issus des rangs de la gauche. Une nouvelle ère débute, celle de la "gouvernance majoritaire".

L'intercommunicalité, "un système de troc de plus en plus inadapté"

Pour Alain Anziani,"le fait majoritaire n'effacera pas le fait communal. Une conférence des maires sera mise en place, comme le prévoit la loi, au cas où tous les maires de l'intercommunalité ne siègent pas au sein du bureau.  Je souhaite, ajoute Alain Anziani, qu'elle soit un vrai lieu de débats et que toutes les grandes décisions de la Métropole lui soient soumises. Elle n'aura qu'un avis consultatif mais il se fera le garant de l'équité territoriale. Il faut que chaque commune puisse se reconnaître dans les décisions de la Métropole."

Pierre Hurmic enterre la cogestion avec moins de diplomatie. Le maire de Bordeaux estime que "le système de cogestion, tel qu'on l'a connu pendant plus de 40 ans, était à l'époque adapté à ce qui était une aimable intercommunalité avec peu de compétences et peu de budget. Mais la montée en puissance du phénomène métropolitain condamnait à terme, progressivement, ce système de troc qui devenait de plus en plus inadapté."

Uniquement des élus de gauche

Le nouveau bureau de Bordeaux Métropole ne comptera donc que des élus de gauche.  Une situation inédite qui marque la fin de la cogestion. Alain Anziani et Pierre Hurmic affirment avoir proposé trois postes de vice-présidents au groupe Communauté d'avenir, qui rassemble les élus de la droite et du centre. La proposition aurait été rejetée par Patrick Bobet, président sortant de Bordeaux Métropole. 

Le maire LR du Bouscat s'inscrit en faux contre cette version des faits. S'il ne met pas en doute la sincérité d'Alain Anziani dans l'idée d'associer les trois groupes (PS, ELV, et Communauté d'avenir) au sein du bureau, Patrick Bobet affirme que lors de la dernière réunion de négociations dans son bureau, "les représentants du  groupe EELV ont déclaré qu'il n'avait jamais été question de leur proposer quoi que ce soit et qu'ils (les écologistes) étaient contre toute forme de cogestion et de gouvernance partagée. Et donc que la cause était entendue et que c'était zéro poste (au sein du bureau)."

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