Politique

Bordeaux : Vincent Feltesse visé par une pétition anti-cumul des fonctions

Par Thomas Coignac, France Bleu Gironde jeudi 29 décembre 2016 à 14:36

Vincent Feltesse, visé par une pétition, est soutenu par sa collègue au conseil municipal de Bordeaux Michèle Delaunay.
Vincent Feltesse, visé par une pétition, est soutenu par sa collègue au conseil municipal de Bordeaux Michèle Delaunay. - © Maxppp

Nommé le 21 décembre dernier à la Cour des comptes, Vincent Feltesse doit prendre ses fonctions à partir du 16 janvier prochain. Stéphane Pusateri, président de l'association des riverains de Bordeaux, a lancé une pétition pour lui demander de ne pas cumuler ce poste avec ses mandats locaux.

"Vous savez que vous ne pouvez pas concilier les deux. Éthiquement injustifiable, ce serait aussi prétendre qu'on peut être l'un ou l'autre à temps partiel. Démontrez-nous que vous servez avant de vous servir. Redonnez-nous foi en la politique." C'est par ces mots que Stéphane Pusateri conclut sa pétition, publiée sur le site change.org, sommant Vincent Feltesse de choisir. Privilégier sa nouvelle fonction de conseiller maître à la Cour des comptes, à laquelle il a été nommé le 21 décembre par le conseil des ministres ? Ou se concentrer sur ses mandats locaux de conseiller municipal de la ville de Bordeaux, conseiller métropolitain, et conseiller régional ? Pour Stéphane Pusateri, il faut, en tout cas choisir, "c'est une question de morale".

Les explications de Stéphane Pusateri sur les raisons qui l'ont poussé à lancer la pétition

De son côté, Michèle Delaunay, ancienne ministre et députée socialiste, qui avait été supplée par Vincent Feltesse à l'Assemblée nationale entre 2012 et 2014, dénonce une "attaque personnelle". "Que je sache, je n'ai jamais entendu M.Pusateri s'étonner qu'Alain Juppé, qui a été ministre pendant un tiers de son mandat, n'ait pas assez de temps à consacrer à sa ville", a-t-elle expliqué. Elle pense que cette pétition "surfe sur une vague désagréable à l'égard de Vincent Feltesse".

En Gironde, l'ancien conseiller de François Hollande traverse en effet une mauvaise passe. Après avoir été écarté de la présidence du groupe PS au conseil municipal (notamment à cause de son emploi du temps trop chargé), il avait renoncé à se présenter aux prochaines élections législatives, après avoir un temps convoité la troisième circonscription de Gironde.