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Politique

Bourges : Pascal Blanc défend son bilan après trois années de maire

jeudi 30 mars 2017 à 17:00 Par Michel Benoît, France Bleu Berry

Trois ans après les élections municipales de 2014, les maires en sont à mi-mandat... Des élus qui ont affronté la réduction des dotations de l'Etat. Un contexte difficile qui n'exonère pas d'un premier bilan. La question budgétaire reste prégnante sur Bourges.

Pascal Blanc, maire UDI de Bourges
Pascal Blanc, maire UDI de Bourges © Radio France - Michel Benoit

Bourges, France

De 2014 à 2016, la ville de Bourges a perdu 2,4 millions d'euros de dotations : la priorité du maire UDI, a donc été d'assainir les finances. Pascal Blanc l'assure, les comptes sont revenus dans le vert : le désendettement est en cours, ce qui n'était pas arrivé depuis plusieurs années, insiste le maire, et l'autofinancement augmente. Mais Bourges va devoir maintenir son plan d'économie d'ici 2020. Sept millions d'euros d'économies seront nécessaires sur la période. Pascal Blanc met en avant un certain nombre d'actions, malgré ce contexte budgétaire contraint : la nouvelle maison de la culture qui est lancée, la réfection de la route de Lazenay (et la rue Louis Mallet suivra), le renforcement de la vidéo-protection (80 caméras sur un objectif de 100), la réussite de certaines animations comme la descente infernale qui attire 15.000 personnes à Bourges, ou encore la baignade qui sera possible au lac d'Auron, cet été. La liste n'est pas exhaustive.

Irène Felix (deuxième en partant de la droite) aux côtés des élus municipaux socialistes et apparentés de Bourges - Radio France
Irène Felix (deuxième en partant de la droite) aux côtés des élus municipaux socialistes et apparentés de Bourges © Radio France - Michel Benoit

L'analyse est bien sûr différente pour l'opposition socialiste : Irène Felix, présidente du groupe socialiste et apparentés au conseil municipal à Bourges, rappelle la hausse de 20 % des impôts (si on ajoute les 9 % d'augmentation des impôts locaux et la suppression de l'abattement général dur la taxe d'habitation) et selon elle, une autre bombe à retardement est à venir. La ville de Bourges s'est portée caution des emprunts de l'office HLM Bourges Habitat dont la situation financière est désastreuse. Si l'organisme mettait la clef sous la porte, la ville serait donc contrainte de rembourser 132 millions d'euros ! Pour Irène Félix, la ville est tout simplement en panne : quid de la rénovation de l'hôtel Dieu ? La piscine Robinson fermée, un centre ville qui tombe en désuétude... la majorité municipale manque de vision pour le territoire. Tout le monde est d'accord sur un point : le salut viendra de l'intercommunalité à élargir et à renforcer mais les finances de la ville de Bourges n'incitent pas les maires à rallier le navire !