Politique

Bourgogne-Franche-Comté : les 100 nouveaux conseillers régionaux s'installent ce lundi

Par Justine Dincher, France Bleu Auxerre, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon et France Bleu Bourgogne dimanche 3 janvier 2016 à 17:00

Le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté à Dijon
Le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté à Dijon © Maxppp

Session d'installation aujourd'hui, au conseil régional de la Bourgogne-Franche-Comté. Les 100 nouveaux élus se réunissent pour la première fois, à Dijon. Ils devraient, sauf surprise, élire officiellement la socialiste Marie-Guite Dufay, à la tête de la nouvelle région.

C'est la rentrée ! Après les élections qui ont eu lieu les 6 et 13 décembre, les 100 nouveaux élus bourguignons et franc-comtois prennent leur marque lundi 4 janvier, à l'Hôtel de région à Dijon. Au programme : élection de la présidente et des vice-présidents. Sauf énorme surprise, c'est la socialiste Marie-Guite Dufay qui devrait être élue officiellement à la tête de la nouvelle grande région Bourgogne Franche-Comté.

Marie-Guite Dufay, ancienne présidente socialiste de la région Franche-Comté, a remporté les élections régionales le 13 décembre, avec 34,68% des voix. Elle devrait donc devenir la nouvelle femme forte de la grande région Bourgogne Franche-Comté. L'assemblée qu'elle devrait diriger dès lundi, comprendra 100 élus : 59 Bourguignons, dont 19 Côte-d'Oriens, et 41 Franc-Comtois. François Patriat, l'ancien président de la région Bourgogne, ne fait pas partie de ces élus, il ne s'est pas représenté.

Des compétences élargies

Après avoir gérer les "paperasses" administratives (élection du président et des vice-présidents) le 4 janvier, les élus se mettront au boulot pour les six années à venir. Les compétences des nouvelles grandes régions ont été élargies depuis le vote de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) le 7 août.

Désormais, la nouvelle région Bourgogne Franche-Comté aura l'entière responsabilité de l'économie locale. Elle sera seule à pouvoir accorder des aides directes aux entreprises, au détriment du département qui ne pourra plus intervenir sur ce thème. Le Conseil Régional aura également en charge la formation professionnelle et la gestion des lycées (75.000 lycéens et 21.000 apprentis). Compétences également élargies en matière de transports : en plus des 2.000 kilomètres de ligne TER dans la région, elle va devoir maintenant gérer les gares routières, les transports interurbains en bus ou encore le ramassage scolaire hors agglomération. La loi NOTRe confie aussi à la région, la compétence d’élaborer un plan régional de prévention et de gestion des déchets.

Ces missions s'ajoutent aux précédentes à savoir : la protection du patrimoine, le développement des aérodromes, la mise en œuvre d’un plan régional pour la qualité de l’air et le classement des réserves naturelles régionales, entre autres. Enfin, dernier chantier à mener, et pas des moindres : trouver un nom à notre nouvelle grande région.

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