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Politique

Bourgogne Franche-Comté : une fusion qui échauffe les esprits

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Par , France Bleu Bourgogne

La chambre régionale des comptes évalue à 23 millions d’euros ce qu’a coûté depuis 2016 la fusion des régions Bourgogne et Franche-Comté. Aurait-on pu faire mieux et pour moins cher ? Le débat s’est engagé ce 11 octobre entre la majorité régionale et son opposition.

Le conseil régional de Bourgogne Franche-Comté en session
Le conseil régional de Bourgogne Franche-Comté en session © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

Depuis 2016, la France ne compte plus que 13 régions au lieu de 22. Initialement, la réforme souhaitait dégager des économies. Au niveau national, on en attendait 10 milliards d’euros d’économies. Mais la Cour des comptes a montré que c'est tout le contraire qui s'est passé, avec des dépenses supplémentaires de plus de 200 millions. La Bourgogne-Franche-Comté n'échappe pas à la règle. La Chambre régionale des comptes a évalué à 23 millions d'euros la facture de la fusion. En outre, le fonctionnement sur deux sites, Dijon et Besançon, coûte 3,5 millions par an.

Tir groupé de l'opposition

Il en a été question ce vendredi matin, au cours de la session du conseil régional, où l’opposition, évidemment, n’a pas manqué de s’emparer du fameux rapport pour dénoncer la gestion de la région. L’élu RN Julien Odoul, parle d’une « trahison payée par le contribuable ». La réalité de cette fusion s’est traduite selon lui par « plus d’impôts, moins de service, et un gigantesque mensonge ».

« Vous avez fait de la complexité un outil », lance François Sauvadet,  président  du groupe Union des républicains de la droite et du centre. Il évoque notamment les frais de déplacement. « L’organisation sur bi site partage les rôles sur les deux anciennes capitales régionales. Vous voyez les charges. _La cour des comptes dénonce le fait qu’on passe son temps sur les routes_. Alors que nous avions proposé qu’il y ait une organisation par site, et notamment que Besançon, compte-tenu de sa façade avec la Suisse, avec son ouverture vers l’est, devienne le pôle européen. Comme ça, on aurait donné une cohérence sans affaiblir les deux métropoles ».

La présidente de région assume et revendique

Pour sa part, Marie-Guite Dufay, présidente de la région, assume le coût de la fusion. Dont 17 millions d'euros pour l'achat d'un immeuble à Besançon, qui a servi à regrouper des services éparpillés, et fera dit-elle l'économie des loyers qui étaient payés sur les différents sites précédents. 

Depuis la fusion, les agents de l'ex région Bourgogne ont été augmentés, et la présidente de Bourgogne Franche-Comté  répond qu’elle revendique totalement cette dépense qui s’élève annuellement à trois millions d’euros : « les agents de la région faisaient partie des moins bien payés de France. Il y a eu une harmonisation entre Bourgogne et Franche-Comté. Ceux de Franche-Comté étaient au-dessus de ceux de Bourgogne, donc on a harmonisé par le haut. Les agents ont tout de même beaucoup donné d’eux-mêmes pour cette fusion. Je n’aurais jamais pu imaginer qu’il puisse y avoir une hypothèse de baisse de leur régime indemnitaire ».

Enfin, Marie-Guite Dufay estime qu’il est beaucoup trop tôt pour jauger le coût du regroupement des deux régions : « une fusion de ce type-là, c’est sur 10 ans que ça s’évalue ».

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